Le 21 janvier 2013, une forte odeur de gaz s’est répandue dans la ville de Rouen. La Préfecture a insisté sur l’absence de nocivité des produits. « Le gaz, bien qu’ayant une odeur incommodante, n’a pas de caractère toxique », explique le communiqué officiel. Poussée par le vent, ce nuage de gaz a atteint la région parisienne dans la nuit de lundi à mardi.

Cependant, l’inquiétude est forte, et le Samu76 est débordé d’appels. Le produit incriminé serait connu sous le nom de Mercaptan, ou thiol. Des éléments chimiques très clairement répertoriés, et qui disposent d’une fiche établie par l’Institut National de Recherche et de Sécurité.

A partir de certaines concentrations, les thiols ne sont pas sans effet sur la santé. Lire la fiche, c’est un peu comme lire la partie effets indésirables d’une notice de médicament :

"La plupart des cas d’intoxication aiguë rapportés font suite à l’inhalation de méthanethiol. Les symptômes constatés sont une irritation pulmonaire (douleur thoracique et toux), des nausées, vomissements et diarrhées, puis des troubles de conscience, une dépression respiratoire et une cyanose avec sulfhémoglobìnémie ou méthémoglobinémie (pouvant se compliquer d’hémolyse). Il est noté une sensibilité des sujets déficients en phosphate-déshydrogénase. Dans les cas les plus graves, l’irritatìon respiratoire peut conduire un œdème aigu du poumon lésionnel. Une atteinte rénale transitoire peut ensuite apparaître.
Les autres alcanethiols ont un effet similaire mais survenant à des doses plus élevées. Les signes observés se réduisent souvent à des céphalées, une asthénìe, des nausées et des vomissements."

Voilà qui mériterait, a minima, quelques éclaircissements officiels.

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