Article 8 Britanniques enfourchent leur vélo, direction la Mecque, pour aider les Syriens

8 Britanniques enfourchent leur vélo, direction la Mecque, pour aider les Syriens

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Tout le monde se souvient du célèbre film américain Easy Rider réalisé en 1969 par Dennis Hoper, un road movie emblème de la génération hippie des années ’70 qui raconte la vie de trois motards confrontés à l’Amérique profonde, raciste et conservatrice. Mais avez-vous déjà entendu parler des « Hajj Riders » ?

Ils sont huit, tous musulmans originaires de Grande-Bretagne et au lieu de se déplacer en moto, c’est à vélo qu’ils comptent rejoindre la Mecque. Six semaines pour parcourir les 3.500 kilomètres qui les séparent des lieux saints et de l’accomplissement de leur pèlerinage.
Huit pays en tout à traverser dont la France, la Suisse, l’Allemagne, l’Italie, la Grèce et l’Egypte. Mais l’objectif pour ces huit mécènes n’est pas seulement d’accomplir une prouesse sportive. Il s’agit de récolter un million de livres (1.101.400 €) au profit de l’ONG Humain Aid, une somme qui sera entièrement dédiée à aider la population syrienne.
Un périple jalonné d’imprévus et de surprises que les « Hajj Riders » ont contré en se faisant escorter par un van rempli de matériel et de victuailles.

Abdul Wahid un britannique reconverti de 31 ans est à l’initiative de cette aventure. Salarié de l’ONG Humain Aid, il a été inspiré en 2015 après un trajet Londres-Paris qu’il a effectué seul en vélo. Mais pour ce long voyage, il a préféré s’entourer de plusieurs compagnons parmi lesquels un imam, un livreur et un administrateur financier. Des citoyens de sa majesté de tous les horizons socio-professionnels pour mener à bien une mission ô combien enrichissante.
Stimulés par les fidèles de l’époque qui, à dos de chameaux ou à pieds, se rendaient à la Mecque pour accomplir leur pèlerinage, les huit compagnons de route ont voulu à leur tour reproduire ce pan du passé quand les avions et autres moyens de transport sophistiqués n’existaient pas.

«  Nous tentons de ressusciter la spiritualité du périple vers le Hajj. C’est sympa de sauter dans un avion, beaucoup de gens le font et je ne pense pas que ce soit mauvais... Mais pour nous, afin de se mettre à l’épreuve et réussir de grandes choses, nous devons faire un effort  », explique Abdul Wahid à Buzzfeed.
Un trajet où la piété est omni présente où chaque coup de pédale est dédié au Créateur.
Leur arrivée en France a été accueillie d’une part par l’admiration de certains et d’autre part par des cris de haine.
«  On nous a jeté des bouteilles d’eau sur la route vers Paris  », un homme les a même reconnus à Paris en leur confiant qu’il suivait leurs actions via Facebook. Des rencontres qui font plaisir et qui font dire à Abdul Wahid : «  Cela nous fait plus que jamais sentir membres de la communauté  ».
Mais ils ont aussi été insultés sur leur passage : «  on nous a injurié mais c’est comme ça  », explique sans rancœur le jeune homme.

Partis le 14 juillet de Londres, les Hajj Riders sont arrivés dans la capitale Egyptienne le 7 août dernier et bien qu’ils soient presque au bout de leur voyage, ils n’ont réussi à récolter que 158.000 livres sur le million espéré.
Un objectif loin d’être atteint mais il reste encore deux semaines aux généreux donateurs pour faire grimper la cagnotte mise en place par l’ONG.

profil de Zoubida Salhoume

Auteur : Zoubida Salhoume

Posté le : 11 août 2017

Catégorie : Communauté

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