C’est au Maroc, à Rabah plus précisément dans la cité Yacoub El Mansour, quartier J5 que siège l’Association Jannat destinée à nourrir et à loger gratuitement des femmes atteintes du cancer venues sur Rabat pour suivre leur chimiothérapie, nous apprend le Huff Post Maroc.
Les locaux de l’association se trouvent dans une ruelle adjacente à l’intérieur d’une maison de trois étages, appartenant à la présidente de l’association Jannat, Khadijah El Qorti.
Cette femme âgée de 70 ans mène un combat acharné contre cette maladie depuis qu’elle a emporté deux précieux membres de sa famille: sa sœur et son défunt mari.

Touchée de plein fouet, elle décide de réagir et de consacrer sa vie à aider les femmes atteintes du cancer juste après la mort bouleversante de son mari: « A sa mort, je me suis retrouvée seule, et j’ai voulu faire quelque chose de bien avec cette maison. J’ai donc décidé d’y inviter des inconnues venues de tout le Maroc qui étaient à l’hôpital Moulay Abdellah pour suivre leur traitement. J’y suis allée et j’ai commencé à distribuer des cartes de visite afin de leur faire savoir que j’étais prête à les héberger ».
Les femmes peuvent y rester plusieurs jours ou plusieurs mois en vivant dans un pièce commune où elles dorment, mangent et discutent ensemble. Les femmes de tout âge confondu peuvent s’installaient dans la maison pour trouver tout le soutien nécessaire, propice à la voie de la guérison.
Cette maison devenue le siège des femmes malades était à l’origine celle où Khadijah El Qorti vivait avec son mari avant que la maladie ne l’emporte.

Au sein de l’association plusieurs bénévoles participent aux tâches comme à préparation du thé pour les pensionnaires jusqu’à l’épluchage des pommes de terre pour le repas du soir.
A l’étage, les femmes peuvent compter sur la présence d’un cabinet où une psychologue passe plusieurs fois par semaine pour prodiguer ses soins aux femmes malades qui en ressentent le besoin. Enfin, une navette mise à la disposition de l’association transporte les malades de l’hôpital jusqu’à la maison.
Concernant les dons, Khadija confie que « Certaines personnes amènent des sacs de courses, d’autre donnent de l’argent » et « si quelqu’un nous donne un dirham, nous pourrons acheter de la levure. Et cela nous permettra de fabriquer une vingtaine de pains. Parfois, même un sourire suffit à faire du bien ». Pour elle, n’importe quel don, aussi petit soit-il à son importance.

Elle entrepose les provisions à l’étage pour nourrir tout le monde en fruits, légumes ou pâtes.
Elle peut également compter sur l’aide des autres associations qui lui apportent très souvent des meubles afin d’installer le plus confortablement possible les femmes malades.
Une organisation chapeautée par Khadijah El Qorti qui souhaite dans l’avenir agrandir sa capacité d’accueil pour passer de quatorze à cinquante femmes logées:
« Je suis une vieille femme, mais j’ai assez d’énergie pour m’occuper de quarante, voire cinquante femmes ». Mais sa maison étant trop étroite, elle demande l’aide de l’Etat pour lui attribuer des locaux plus spacieux pour atteindre ce généreux objectif.
Déterminée à combattre cette maladie qui a emporté ses proches, elle fait de ce combat une revanche sur la vie: « Je continuerai dans cette association jusqu’à ma mort ».

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