Article Propos racistes et islamophobes après l’annonce de la mort d’un belgo-turc lors de l’attentat d’Istanbul

Propos racistes et islamophobes après l’annonce de la mort d’un belgo-turc lors de l’attentat d’Istanbul

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L’attentat d’Istanbul dans une discothèque la nuit du Nouvel an a mis prématurément fin à la vie de 39 personnes. La célèbre boîte de nuit Reina accueillait cette nuit-là plusieurs centaines de personnes venues fêter la fin de l’année.

Parmi les tués, une grande majorité d’étrangers originaire des pays Arabes et un belge.
Bien sûr la presse belge s’est empressée d’informer ses lecteurs de la triste nouvelle en n’omettant toutefois pas de préciser qu’il s’agissait d’un belgo-turc, histoire probablement de rassurer les belgo-belges.

Un détail qui a son importance puisqu’il a permis de donner libre cours une fois de plus à la haine qui caractérise de plus en plus les européens.
Des centaines de commentaires racistes ont fleuri sur les réseaux sociaux, chacun crachant son venin et se réjouissant de la nouvelle.
«  Un parasite de moins !  » - «  Un musulman en moins, c’est bien.  » - «  Dommage qu’il ne soit pas venu avec plus d’amis à lui  » - «  Un turc de moins  » etc...
La victime, Kerim Akyil, jeune belge de 23 ans d’origine turque n’avait même pas encore été rapatriée que son nom était déjà souillé par les propos racistes et islamophobes.

Le déferlement de haine a même surpris le vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon qui a déclaré au micro de la chaîne flamande la VRT que « Les auteurs de ces messages seront punis » . Pourtant il y a quelques mois, M. Jambon n’hésitait pas à accuser une « partie significative » de la communauté musulmane d’avoir soi-disant « dansé » à l’annonce des attentats qui ont endeuillé la Belgique en mars 2016.

Les commentaires islamophobes et racistes à l’encontre de son fils ne sont pas compréhensibles pour Ali Akyil, le père de la victime. Invité dimanche dernier sur le plateau d’RTL TVi, il a tenu à adresser un message à tous ceux qui n’ont pas respecté la mémoire de son fils.
«  Moi je ne veux pas semer la haine. Je veux la paix et l’amour. Je veux me réconcilier avec ce qui a eu lieu. Je veux créer plus d’amour en lieu et place de toutes ces déclarations malsaines. Ce sont souvent des gens de 20 ou de 25 ans, mais ils ne savent pas ce qu’ils écrivent  » ; a-t-il dit.

«  Moi je me sens Belge, à Houthalen (la ville où il réside) il y a tellement de personnes qui me soutiennent, à Maasmechelen aussi, et je tiens à les remercier tous. Je suis venu aujourd’hui, pas pour faire de la publicité, mais pour mon fils. Pour qu’on puisse se rassembler et vivre ensemble. On doit se comprendre, c’est tout ce que je veux, qu’on se comprenne. On ne doit pas se laisser aller à la haine, s’il vous plaît. C’est pour cela que je suis venu aujourd’hui  », a conclu Ali Akyil qui donne là une belle leçon d’humanité aux haineux, aux racistes et aux islamophobes.


Le message d’espoir du père de la victime belge d’Istanbul : "Je ne suis pas là pour répandre la haine mais l’amour"

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Auteur : Zoubida S.

Posté le : 10 janvier 2017

Catégorie : Communauté

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