Article Le patron du restaurant le “Cénacle” enfin condamné pour son islamophobie !

Le patron du restaurant le “Cénacle” enfin condamné pour son islamophobie !

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La discrimination à l’égard des femmes voilées s’est amplifiée au lendemain des attentats, plus visibles et plus fragiles elles sont une proie facile pour tous les islamophobes bien trop lâches pour s’attaquer aux hommes de confession musulmane.

Jean-Baptiste Debreux est le stéréotype du raciste qui s’ignore, patron d’un restaurant de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), il a défrayé malgré lui la chronique en août 2016 lorsqu’il a refusé de servir deux clientes sous prétexte qu’elles portaient le voile.
Sarah et Myriam, deux mères de famille ont eu la présence d’esprit de filmer la scène qui montre le restaurateur très agité les accuser d’être des terroristes et refuser de les servir.
«  Les terroristes sont musulmans et tous les musulmans sont terroristes, des gens comme vous, j’en veux pas chez moi  », avait-il alors lancé.

Ce moment mémorable, diffusé sur les réseaux sociaux par Myriam, suscite l’indignation des internautes, les deux jeunes femmes finiront par porter plainte pour discrimination contre le restaurateur.
Et une fois n’est pas coutume, la justice a tenu à marquer le coup en condamnant M. Debreux à 5.000 euros d’amende, dont 3.000 avec sursis, le tribunal correctionnel de Bobiny a ordonné que son jugement soit affiché pendant deux mois à la porte du Cénacle, l’établissement où se sont produits les faits.
Reconnu coupable de «  discrimination dans la fourniture d’un service en raison de l’appartenance à une religion dans un lieu accueillant du public  », le soixantenaire ne s’est toutefois pas présenté au tribunal car trop «  honteux  » selon son avocate, Me Nathalie Barbier. Il est condamné à verser 1000 euros de dommages et intérêts à Sarah, et un euro symbolique au partie civile.

Pour toute excuse, Jean-Baptiste Debreux a déclaré «  avoir perdu les pédales  » dans le contexte des attentats et la perte d’un proche au Bataclan le 13 nombre 2015.
Le commerçant ne compte pas faire appel de la décision et aspire désormais à la «  tranquillité et à l’oubli , selon son avocate.
Une tranquillité toute relative au vu de la situation financière du Cénacle, qui a pâti de la mauvaise publicité.

L’avocat du Comité contre l’islamophobie en France (CCIF), partie civile au procès, s’est déclaré «  plutôt satisfait  » de la décision du tribunal. Elle démontre que «  l’islamophobie n’est pas une opinion mais un délit qui est réprimé sur le plan pénal  ». Me Ouadie Elhamamouchi a toutefois regretté que le prévenu ne soit pas venu «  s’expliquer à la barre  ».

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Auteur : Zoubida S.

Posté le : 18 mars 2017

Catégorie : Communauté

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