Article [Affaire Théo] L’incroyable version du policier responsable du viol

[Affaire Théo] L’incroyable version du policier responsable du viol

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Le viol présumé de Théo a été requalifié d’«  accident grave et réel  » mais en aucun cas d’un «  viol délibéré  », dixit le IGPN, la police des polices. Saisissons la nuance qui contredit la version livrée par Théo «  Je l’ai vu avec sa matraque, il me l’a enfoncée dans les fesses volontairement  ». Rappelons que Théo vient à peine de sortir de l’hôpital.

L’IGPN va jusqu’à affirmer qu’aucun des policiers n’a baissé le pantalon de la victime dans le but de lui introduire intentionnellement la matraque.
Jusqu’à présent seules les versions de Théo, du IGPN et des médecins avaient été livrées, côté agresseur c’était silence radio.
Mais depuis le principal accusé présumé est sorti du silence. Le gardien de la paix de 27 ans a sa propre vision du déroulé des événements qu’il a consigné dans un procès-verbal révélé par l’Express.

Décrit comme un jeune homme sans histoire, Théo se transforme soudain en «  un individu déjà connu de nos services pour son implication pour le trafic de produits stupéfiants  », déclare le policier.
Selon lui, les forces de l’ordre auraient été prises à partie par plusieurs jeunes, lors du contrôle d’identité la situation s’envenime en raison de la résistance de Théo explique le policer.
«  Alors que je venais de lui saisir le bras, je recevais de sa part un coup de poing au niveau de la pommette gauche. Durant quelques instants, j’ai été sonné. J’ai compris à ce moment-là que l’individu serait prêt à tout pour se soustraire. Il se débattait, portait des coups de poing à tout va, gesticulait en tous sens, même des jambes. Le gardien de la paix D. parvenait toutefois, mais très difficilement, à le conduire au sol en le ceinturant. Tous deux basculaient au sol de manière très brutale  ».

Il ajoute qu’ il n’arrivait pas à maîtriser Théo et aurait alors usé de sa «  matraque télescopique  » en visant l’arrière des cuisses. «  L’individu continuait de se débattre, il se retournait, gesticulait en usant de son gabarit musclé, et il parvenait à se relever  », explique-t-il.
«  Là je le voyais piétiner le collègue D. qui était encore au sol dos contre terre et subitement un jet de gaz lacrymogène s’échappait de la bombe du gardien D  ». Et d’ajouter : «  Je suppose alors que ce jet a été causé accidentellement dans l’agitation de l’individu  ».

Quelques dizaines de « gesticulations accidentelles » plus tard, le policier fait une nouvelle fois usage de son arme de défense. «  Je décidais de porter à l’individu des coups de matraque télescopique en visant ses membres inférieurs dans l’espoir de lui faire perdre l’équilibre et de l’amener au sol. Mon effort portait ses fruits et l’individu basculait à terre. Au sol, il continuait de se débattre continuant de porter des coups de pied. J’ai à nouveau riposté par un coup de télescopique au niveau d’une de ses jambes  ».

A aucun moment il ne fait allusion à un coup donné sur le postérieur du jeune homme à la force apparemment herculéenne, il poursuit néanmoins :
«  Je procédais à une palpation de sécurité sur sa personne et lui remontais son bas de survêtement lequel était descendu jusqu’à ses genoux durant sa rébellion  ». Puis, «  je le plaçais en position assise. Là, il se plaignait d’être installé de façon inconfortable et avoir mal. Il ne disait pas où  ». Arrivé au commissariat, un policier reconnaît que Théo «  n’est pas physiquement en mesure de signer  » le PV.

Mis en examen pour « viol », le gardien de la paix soutenu par sa hiérarchie continue à nier les faits, il reconnaît cependant que «  L’individu se plaignait de douleur au visage ainsi qu’aux fesses. Je regardais rapidement s’il avait quelque chose au niveau des fesses en tirant son bas de survêtement. Je constatais alors qu’il présentait une plaie saignante. Je n’ai aucune idée de la façon dont cette plaie a été faite. D’autre part, je ne m’en suis aperçu qu’une fois arrivé au poste, lorsque l’individu s’est plaint. Nous faisions donc appel aux sapeurs-pompiers lesquels intervenaient et le prenaient en charge  ».
Quelques heures plus tard, Théo est amené à l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay-sous-bois pour y subir une intervention chirurgicale.

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Auteur : Z. S.

Posté le : 17 février 2017

Catégorie : En vrac

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