Article Le terrible passé judiciaire du commissaire d’Aulnay-sous-Bois, déjà condamné pour des faits similaires

Le terrible passé judiciaire du commissaire d’Aulnay-sous-Bois, déjà condamné pour des faits similaires

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Les violences policières de ces derniers jours ont mis en évidence les comportements pour le moins douteux de certains membres de la brigade de sécurité de terrain (BST) rattachée au commissariat d’Aulnay-sous-Bois, ville où a lieu l’altercation entre Théo et quatre policiers.

Selon le journal l’Humanité, le commissaire Lafon divisionnaire responsable de l’ensemble du district nord-est de la Seine-Saint-Denis a déjà été par le passé confronté à pareille situation. S’agit-il d’une simple coïncidence ou d’une habitude à laquelle s’adonne librement la BST ?
Le commissaire Vincent Lafon est en 2008 chef adjoint de la brigade anticriminalité de nuit à Paris (BAC 75N). En février de la même année, une interpellation qu’il chapeaute tourne mal, après une course-poursuite à travers la ville, les policiers demandent du renfort pour tenter d’arrêter le chauffard.
Celui-ci finit par percuter le mur d’une bretelle d’autoroute non loin de Créteil mais refuse toutefois d’obtempérer aux injonctions des policiers. Finalement il est extrait de son véhicule et passé à tabac mais au lieu de l’embarquer après l’avoir immobilisé, les policiers s’acharnent contre l’individu.

Il est jeté à terre, son pantalon et son slip baissés, un cerceau d’enjoliveur lui est enfoncé dans les fesses, l’homme a le nez cassé. Son état justifie sept jours d’ITT. Il accuse les policiers de l’avoir «  menacé de sodomie  ». La scène est filmée mais les images disparaissent étrangement lorsque l’inspection générale des services (IGS) demande à les voir.

Le scandale a fait la Une de la presse, une information judiciaire est ouverte pour «  violences aggravées  » contre les policiers incriminés. Elle donne lieu à la mise en examen d’un capitaine et de deux gardiens de la paix pour «  violences volontaires par dépositaire de l’autorité publique  ». Le commissaire Vincent Lafon est mis en examen pour «  non empêchement d’un délit  » et suspendu pour «  faute de commandement  ».
Les peines sont légères en regard des faits, entre douze et dix-huit mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction professionnelle seront requis contre les accusés
Le commissaire Lafon écope d’un an de prison avec sursis et d’un an d’interdiction professionnelle pour «  absence volontaire d’empêcher un crime ou un délit  ».

La «  honte de la BAC parisienne  » jette un froid au sein des services de police mais quelques années plus tard, les policiers ont repris du service et les violences ont repris de plus belle. Pouvons-nous encore parler d’un malencontreux “accident” ?

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Auteur : Zoubida S.

Posté le : 15 février 2017

Catégorie : En vrac

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