Article [Nouveau prétexte] Des cours d’arabe suspendus pour « problèmes de sécurité »

[Nouveau prétexte] Des cours d’arabe suspendus pour « problèmes de sécurité »

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Après l’interdiction du voile, du niqab, de la barbe et la fermeture de plusieurs mosquées, l’Etat a trouvé le moyen d’accentuer encore un peu plus la pression sur les musulmans.
Le gouvernement par le biais de ses élus a décidé de mener la vie dure à la communauté en usant de tous les artifices dont il s’est arrogé les pouvoirs. Alors la République nous ressort son arme fatale l’état d’urgence dès que sa frénésie de restreindre nos libertés se fait sentir.



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C’est dans le département de l’Yonne que le maire Les Républicains de Migennes a trouvé la parade pour mettre un terme aux cours d’arabe et de turc proposés dans sa commune. Prétextant la sacro-sainte loi de l’Etat d’urgence qui a remplacé depuis novembre 2015 celle de la liberté d’expression, le conseil municipal a fait voter une décision suspendant les cours d’arabe et de turc.
Le maire de la commune François Boucher jure ses grands dieux qu’il n’a fait qu’appliquer la consigne de la préfecture dans le cadre de l’état d’urgence qui exige la mise en place de dispositifs de sécurité aux abords des écoles nous apprend le journal L’Yonne républicaine.

Et «  tant que la direction de l’académie ne prendra pas les mêmes mesures de sécurités pour ces cours  » la suspension des cours ne prendra pas fin a déclaré le maire, ajoutant avec malice : «  Je n’interdis pas, j’applique.  ».
Et comme un petit jeu que l’on aurait planifié dans le but de perdre ou de gagner du temps, le maire et l’académie de l’Yonne se renvoient la balle, chacun estimant que la responsabilité en incombe à l’autre. Le maire considérant qu’il «  appartient au directeur de l’établissement de veiller à la transmission des consignes de sécurité. C’est aux professeurs d’ELCO de les faire appliquer  ».

En attendant que tout ce petit monde trouve un terrain d’entente, ce sont plusieurs dizaines d’enfants qui sont victimes de discrimination en étant empêchés de suivre leur programme « Enseignements langues et cultures d’origine » (Elco).

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Auteur : Zoubida Salhoume

Posté le : 20 février 2016

Catégorie : Politique

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