Article Démocratie ? L’Etat sioniste exige la fermeture de la chaîne Al Jazeera à Jérusalem

Démocratie ? L’Etat sioniste exige la fermeture de la chaîne Al Jazeera à Jérusalem

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L’Etat sioniste espère par sa politique dictatoriale empêcher toute critique à son égard. En opprimant les Palestiniens tout en les accusant d’être des « terroristes », il aspire à démontrer que ses crimes ne sont que les conséquences d’une sécurité dont le pays a besoin.
Mais qu’en est-il de la presse ? Combien de journalistes n’ont-ils pas été exécutés lâchement par cette “démocratie” qui cherche par tous les moyens à redorer son image ?

Dernièrement, l’Etat sioniste a annoncé vouloir fermer le bureau d’Al Jazeera à Jérusalem et bloquer sa diffusion. La dictature sioniste veut mener sa propagande sans être perturbée par des informations ou des images qui pourraient révéler ses crimes honteux.
Le premier ministre israélien Netanyahou accuse la chaîne d’inciter à la violence dans sa façon de gérer le conflit israélo-Palestinien.

Mais la chaîne qatarienne a assuré qu’elle comptait bien réagir à cette injustice manifeste. Le ministre des communications Ayoub Kara a annoncé qu’il ne reconnaîtrait plus les journalistes d’Al Jazeera afin de les dissuader d’exercer sur le sol israélien.
Mais l’Etat sioniste a-t-il les moyens de fermer les bureaux de la chaîne hormis par la violence à laquelle il nous habitués ? Selon le journal israélien Haaretz, le ministre des communications israélien n’a pas autorité pour révoquer les journalistes étrangers exerçant sur son sol. C’est aux services de sécurité de prouver que les journalistes mettent en danger la sécurité nationale.

Cependant, il semble quasi impossible de concrétiser le désir des sionistes, il faut en plus de prouver le danger potentiel que représente la chaîne, obtenir l’aval des entreprises qui émettent ses programmes, ce qui est pour le moment loin d’être le cas.
De plus, la majorité des ménages palestiniens possèdent une parabole leur donnant la possibilité de regarder la chaîne avec ou sans le consentement des israéliens.
Au-delà de cette fermeture sans réel impact, il s’agit surtout de dénoncer le musellement de la presse sous des prétextes fallacieux malheureusement habituels de la part des autorités israéliennes.
Le ministre des Communications israéliens s’est basé sur la décision de plusieurs pays Arabes dont l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn, l’Egypte et la Jordanie pour justifier la fermeture de la chaîne.
En effet, Ryad et ses alliés de la région ont rompu le 5 juin dernier leurs relations avec le Qatar, accusé de «  soutenir le terrorisme  » mais surtout de se rapprocher du rival iranien. La coalition arabe a fermé dans la foulée les comptes Twitter et les bureaux d’Al Jazeera en Arabie Saoudite et dans d’autres pays du Golfe.

Pour Al Jazeera, les justifications avancées par les israéliens sont «  étranges et biaisées, elles sont en phase avec les actions menées par un certain nombre de pays arabes  ». La chaîne a indiqué dans un communiqué qu’elle compte bien continuer à «  couvrir les événements des territoires palestiniens occupés de manière professionnelle et précise  ».
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a estimé que «  censurer Al Jazeera ou fermer ses bureaux n’apportera pas de stabilité à la région, mais cela mettra fermement Israël dans le camp des pires ennemis de la liberté de la presse dans la région  ».

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Auteur : Zoubida Salhoume

Posté le : 9 août 2017

Catégorie : Politique

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