Article L’ombre de la France plane sur l’assassinat de ces 22 présidents africains

L’ombre de la France plane sur l’assassinat de ces 22 présidents africains

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Les ressources de l’Afrique sont innombrables et la France est bien placée pour le savoir, son intérêt pour voler au « secours » de tel ou tel pays africain est évidemment motivé par ce qu’il peut lui rapporter.
Rappelons le cas de la Libye, productrice de pétrole, le Mali riche en or et uranium, l’Algérie productrice de gaz et de pétrole etc...
Tous ces pays attisent l’intérêt des occidentaux y compris la France, cela va de soi. Le pillage des ressources naturelles de l’Afrique fait partie d’une stratégie qui vise à faire face à la crise mondiale.

Les pays occidentaux se retrouvent à tous les échelons de ce brigandage officialisé et rondement mené. Le conflit qui frappe actuellement le Congo, pillé de ses minéraux par ses voisins ougandais, rwandais et burundais, sert directement les entreprises occidentales qui sont les seules à se fournir auprès des bandes armées.
Ce capitalisme imposé au continent africain l’oblige à pourvoir l’occident en matières premières mais aussi en main-d’œuvre à bas coûts. Pour que cette situation perdure, il faut que l’Afrique continue d’être pauvre et dépendante de l’occident et pour cela quelques coups d’Etat sont nécessaires.

La création en 2002 de l’Union africaine animée par Mouammar Kadhafi est loin de plaire à l’hégémonie occidentale qui voit là la fin de ses ambitieuses prérogatives. La création d’une monnaie unique et d’une charte de défense et de sécurité communes entre pays africains ne sont pas admissibles aux yeux des occidentaux.
L’élection de feu Kadhafi à la présidence de l’Union africaine en 2009 et la Libye qui devient le principal soutien de l’organisation panafricaine sonne le glas pour le colonel dont l’assassinat sera commandité par la France en 2011.
L’humiliation pour les occidentaux d’une telle Union a eu raison de la Libye et de son dirigeant, aujourd’hui la sécurité dans la région est fortement compromise.
Mais Mouammar Kadhafi est loin d’être le seul à avoir été victime de son succès, depuis 1963 ce ne sont pas moins de 22 présidents africains qui ont été assassinés parce que trop dérangeants. Ce secret de polichinelle est connu de tous mais tout le monde préfère jouer les amnésiques. Les coups d’Etat fomentés par la France se comptent par dizaines dans une impunité totale.

L’entraide militaire qui sert de prétexte à la France pour envahir les pays africains ne l’est que dans un seul et unique but, s’emparer des matières premières dont regorgent l’Afrique pourtant restée si pauvre.
Une hégémonie africaine qui permet aux français de faire front à un autre envahisseur, les Etats-Unis mais aussi à la Chine qui tente de plus en plus de s’implanter dans le continent.

Si l’on s’en réfère à la longue liste des chefs d’Etat africains tués en cours de mandat, la France est toujours citée à un moment ou l’autre de l’affaire.
En janvier 1963, le père de l’indépendance togolaise, Sylvanus Olympio est assassiné devant l’ambassade des Etats-Unis. Sa politique d’indépendance risquait fort de donner un modèle d’émancipation aux ex-colonies françaises, une menace vite réglée.
Il y en aura beaucoup d’autre après lui, qui tout comme lui représentaient une menace pour la France et consort en refusant de se plier aux ordres et comme lui ils mourront dans d’étranges conditions

Depuis 1963 : Voici la liste des 22 présidents Africains au pouvoir assassinés :
- EN 1963 : SYLVANUS OLYMPIO, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TOGO –
- EN 1966 : JOHN-AGUIYI IRONSI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA
- EN 1969 : ABDIRACHID-ALI SHERMAKE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE SOMALIE
- EN 1972 : ABEID-AMANI KARUMÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE ZANZIBAR
- EN 1975 : RICHARD RATSIMANDRAVA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE MADAGASCAR
- EN 1975 : FRANÇOIS-NGARTA TOMBALBAYE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU TCHAD
- EN 1976 : MURTALA-RAMAT MOHAMMED, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGERIA
- EN 1977 : MARIEN NGOUABI, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO-BRAZZAVILLE
- EN 1977 : TEFERI BANTE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ETHIOPIE
- EN 1978 : Ali Soilih M’tsashiwa, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DES COMORES
- EN 1981 : ANOUAR EL-SADATE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’EGYPTE
- EN 1981 : WILLIAM-RICHARD TOLBERT, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA
- EN 1987 : THOMAS SANKARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE BURKINA-FASO
- EN 1989 : AHMED ABDALLAH, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DES COMORES
- EN 1989 : SAMUEL-KANYON DOE, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DE LIBERIA
- EN 1992 : MOHAMMED BOUDIAF, PRÉSIDENT DE LA RÉP. D’ALGÉRIE
- EN 1993 : MELCHIOR NDADAYÉ, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI
- EN 1994 : CYPRIEN NTARYAMIRA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU BURUNDI
- EN 1994 : JUVÉNAL HABYARIMANA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU RWANDA
- EN 1999 : IBRAHIM BARRÉ-MAÏNASSARA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU NIGER
- EN 2001 : LAURENT-DÉSIRÉ KABILA, PRÉSIDENT DE LA RÉP. DU CONGO- KINSHASA
- EN 2009 JOÃO BERNARDO VIEIRA, PRESIDENT DE GUINEE-BISSAU
- EN 2011 : MOUAMMAR KHADAFI, PRÉSIDENT DE LA REP DU LIBYE,

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Auteur : Zoubida Salhoume

Posté le : 11 janvier 2017

Catégorie : Politique

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