Article La Cour européenne des droits de l’homme somme la France de s’expliquer sur l’interdiction de l’appel au boycott

La Cour européenne des droits de l’homme somme la France de s’expliquer sur l’interdiction de l’appel au boycott

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La France pourrait-elle être amenée à revoir sa politique concernant l’interdiction de l’appel au boycott des produits israéliens ?

Rappelons qu’elle est le seul pays au monde, hormis l’Etat sioniste, à punir pénalement toute personne appelant à boycotter l’Etat sioniste. C’est à la suite d’une requête déposée par onze militants condamnés pour avoir appelé au boycott des produits israéliens, que la Cour européenne des droits de l’homme pourrait bien contraindre la France à légaliser l’appel au boycott de produits israéliens en vertu du droit à la liberté d’expression.
Accusés de «  provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur origine nationale  », par la Cour d’appel de Colmar, les militants espèrent obtenir gain de cause après le recours formé en mars dernier auprès de la CEDH. Celle-ci a sommé le gouvernement français de s’expliquer avant septembre prochain à propos de sa politique à l’encontre des membres de BDS.

Cette démarche de la CEDH peut-elle être considérée comme un premier pas vers la légalisation de l’appel au boycott comme le suggère l’association France Palestine Solidarité ?
«  La transmission par la CEDH de cette requête au gouvernement français constitue une première étape essentielle, et positive, de la procédure, par laquelle la CEDH confirme le caractère sérieux du recours formé par les requérants et demande des explications à la France  » explique l’AFPS, qui compte sur la Cour européenne pour conclure «  au terme de la procédure, que la condamnation de ces appels au boycott constituait une violation de la liberté d’expression  ».
Et de juger l’interdiction de BDS «  attentatoire à la liberté d’expression  ».

La France est le seul pays où appeler au boycott des produits d’un état dont vous condamnez les orientations politiques constitue une infraction pénale. La personne n’est plus un militant engagé mais devient un individu condamnable aux yeux de la loi.
Ces arrêts ont surtout été rendus à l’encontre des militants du mouvement BDS suite aux pressions de l’état hébreu. Le gouvernement français soumis au diktat sioniste s’est empressé de limiter le droit à la liberté d’expression dont pourtant il se targue d’être un fier défenseur.

Le 24 avril 2016, plusieurs intellectuels français publient un texte dans le journal Libération intitulé : «  L’appel pacifique au boycott : un droit en danger  ».
Fin 2016, c’est la haute représentante de l’ Union européenne pour la politique étrangère, Federica Mogherini, qui tenait à rappeler que la Charte des Droits fondamentaux de l’Union européenne s’applique à toutes les information ou idées, même celles «  qui offensent, choquent ou dérangent l’Etat ou tout secteur de la population  ». Et ce, au nom de la liberté d’expression.

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Auteur : Zoubida S.

Posté le : 19 avril 2017

Catégorie : Politique

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