Article Selon la porte-parole de Macron : « L’expression ‘crime contre l’humanité’ ne peut être définie que par rapport à la shoah »

Selon la porte-parole de Macron : « L’expression ‘crime contre l’humanité’ ne peut être définie que par rapport à la shoah »

<:image_article{article=|couper{80}}:>
ZOOM

«  Ce qui pose problème est le terme crime contre l’humanité, il y a un monopole  », explique Laurence Haïm, la porte-parole d’Emmanuel Macron, avant d’ajouter : «  En tout cas, il y a un problème sur l’expression ‘crime contre l’humanité’ qui, pour beaucoup de gens dans la communauté juive, ne peut être définie que par rapport à la shoah  ».
Cet échange entre Emmanuel Macron et sa porte-parole a eu lieu lors d’ un reportage consacré aux coulisses de la victoire à la présidentielle de l’ancien ministre de l’Économie il y a quelques semaines sur TF1.

Si les médias nationaux n’en n’ont pas parlé, les sites dédiés à la communauté juive ont de leur côté été plutôt prolixe sur le sujet et pour cause. Derrière une apparence anodine, ces paroles mettent en évidence une vérité trop longtemps passée sous silence.
Prétendre que les juifs sont les seuls à avoir été victime de « crime contre l’humanité » est un leurre. Pourtant la communauté juive défend bec et ongles ce statut, la Shoah s’est transformée en carte maîtresse que l’on sort du chapeau dès que le besoin s’en fait sentir. Une exploitation mercantile qui a fait ses preuves.

Dans ses propos, la porte-parole d’Emmanuel Macron lève un coin du voile, c’est bien ce que certains juifs de France lui reprochent.
Lors d’une réunion avec son équipe de campagne en mi-février, le candidat Macron avait affirmé que la colonisation française en Algérie est «  un crime contre l’humanité  ».
Et c’est justement contre ses propos que Laurence Haïm le met en garde lors d’un entretien informel filmé lors du reportage. Une situation qui pourrait lui valoir l’impopularité de la communauté juive de France, alors que le candidat grimpe dans les sondages.

Elle lui fait comprendre que la communauté juive n’accepte pas ce parallélisme, pas question de mettre la colonisation sur le même pied d’égalité que la Shoah. On se demande bien pourquoi ? Certains auraient-ils peur de perdre le monopole de la victimisation ou y-a-t-il un sens plus profond à cela ?
Faudrait-il comprendre que tous les pays colonisateurs sont désormais passibles d’être accusés de « crimes contre l’humanité », comme Israël par exemple ?

profil de Z. S.

Auteur : Z. S.

Posté le : 19 mai 2017

Catégorie : Politique

Sponsorisé

Vous aimerez aussi :

Commentaires :

0

Avis