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Condamné à tort sur ordre d’Israël, la France libère Hassan Diab

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Hassan Diab, citoyen canadien et ancien professeur de sociologie à l’Université de Carleton, avait été arrêté chez lui en Décembre 2014 par la police canadienne et extradé vers la France. Le motif ? Il est l’unique suspect de l’attentat qui avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés devant une synagogue à Paris le 3 octobre 1980.

Les seules preuves contre lui ? Sa ressemblance avec un portrait-robot et une comparaison entre son écriture et celle d’une fiche d’hôtel.

Amnesty International avait publié en juin 2017 un communiqué de presse s’inquiétant de « l’emploi présumé, par la France, de preuves anonymes, de sources inconnues, non justifiées, qui ont peut-être été obtenues sous la torture »

Un dossier monté de toutes pièces contre lui et des pressions de B’nai Brith (association des droits humains « calquée sur les organisations maçonniques ») et du Centre Simon Wiesenthal (ONG luttant contre l’anti-sémitisme), et le Centre for Israel and Jewish Affairs (CIJA) l’ont amené à être assigné à résidence avec bracelet électronique avant d’être extradé en France et incarcéré en confinement solitaire dans une prison de haute sécurité de la région parisienne.

3 ans d’incarcération sans accusation pendant lesquelles il n’a cessé de clamer son innocence avançant les preuves qu’il était étudiant à Beyrouth à cette époque. De nombreuses associations ont soutenu le combat d’Hassan Diab notamment Amnesty International, the Canadian Civil Liberties Association, the B.C. Civil Liberties Association, the Canadian Association of University Teachers, Independent Jewish Voies, Union Juive Française pour La Paix (France).

La détention provisoire du canadien s’achève aujourd’hui alors que les juges estiment que les charges à son encontre « ne sont pas suffisamment probantes » et « se heurtent à trop d’éléments à décharge ». Une victoire pour Hassan Diab et sa famille après plus de 3 ans de combat.

Le gouvernement canadien est toujours resté silencieux à sujet et le gouvernement français ne s’est toujours pas excusé de l’emprisonnement scandaleux d’un innocent.

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Auteur : Rédaction Y.

Posté le : 20 janvier 2018

Catégorie : Communauté

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