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Pourquoi les méchants des films et séries sont toujours musulmans ?

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Nous restons souvent accrocher à nos écrans pendant des heures devant des séries telle que « Mad Men, Game of Thrones, 24, Homeland… ». Ce sont nos faiblesses addictives.

Kiefer Sutherland et Claire Danes en sont les protagonistes, sauvant ainsi l’Amérique et le monde.

La tendance permanente des productions hollywoodiennes au cours des dernières années, est inspirée de la guerre incessante menée par les États-Unis contre le terrorisme.

Semaine après semaine, les croisés des thrillers endurcis par la guerre mettent leur vie en danger pour s’attaquer aux méchants invariablement arabes et musulmans qui sont résolus à faire des ravages sur « la pauvre Amérique » et le reste du monde libre.

Les intrigues sont presque toujours prévisibles et les scénarios souvent fragiles, jouant comme ils le font sur les stéréotypes concernant des fanatiques musulmans arabes fous dont la seule mission dans la vie est de se venger de l’Occident et de se faire exploser.

Il en reste que l’exécution est astucieuse et les récits magistraux, les meilleurs cerveaux hollywoodiens font en sorte que le public reste toujours en alerte et haletant devant le scénario.

Même les stars Bollywoodiennes tel Priyanka Chopra, la star de Bollywood a pris le train en marche avec « Quantico », dont le thème prédominant reste le même, combattre le terrorisme dit islamiste.

La question qui se pose est la suivante : pourquoi les États-Unis et ses marchands de rêves sont-ils si obsédés par le terrorisme islamique ?

On pourrait dire qu’ils ne font que refléter la réalité d’un monde peuplé par les fous de Daesh et de leurs cousins.

On ne peut en effet nier le fait que la violence extrémiste est devenue un danger bien présent pour le monde civilisé. Mais ce n’est pas la seule menace existentielle à laquelle l’humanité est confrontée. Il existe de nombreux autres problèmes beaucoup plus graves qui dépassent de bien loin la menace posée par les extrémistes.

La menace de l’Holocauste nucléaire, par exemple, avec les États-Unis, ses alliés de l’OTAN, la Russie, la Chine et ne parlons même pas d’arrivées plus tardives comme Israël, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord.

Personne ne sous-estime la menace posée par des groupes terroristes tels que Daesh et Al-Qaeda, dont les actes sont en réalité contre l’Islam et font plus de mal aux musulmans que quiconque. Mais le nombre total de vies revendiquées par les extrémistes, du 11 septembre au dernier attentat de Bruxelles, ne dépasse pas quelques milliers. Les deux frappes nucléaires américaines, par contre, ont réussi à tuer des centaines et des milliers de personnes à Hiroshima et Nagasaki.

L’arsenal mortel à la disposition des puissances mondiales représente une menace inimaginable et d’une ampleur incomparable avec celle du terrorisme. Il n’y a tout simplement aucune comparaison.

Mais le fantasme d’un « Avenger » pourchassant les méchants qui menacent d’anéantir le monde avec des armes nucléaires ou qui complotent contre leurs installations militaires et leurs armes de destruction massive n’existent plus. De toute évidence, comme Samuel Huntington l’a bien expliqué, avec la disparition de l’Union soviétique et du communisme, la seule menace qui compte pour l’Occident est celle de l’islam.

D’autres menaces qui restent largement ignorée par les esprits créatifs de la machine à rêver hollywoodienne sont celle du réchauffement climatique, de la marche de l’humanité vers son extinction grâce à la dilapidation des ressources naturelles, du réchauffement climatique, de la montée du niveau de la mer, de la fonte des glaces polaires et des conditions météorologiques chaotiques de la planète.

Mais aucune de ces menaces ne semble intéresser ceux qui ont la responsabilité de sauver le monde. Et tout ça n’est encore rien en comparaison de ce que les guerres et les interventions occidentales ont perpétré au Moyen-Orient et dans le reste du monde musulman.

L’invasion de l’Irak à elle seule a coûté la vie à plus d’un million de personnes, laissant derrière elle un pays encore sous le choc de « la libération et de la liberté humaine offertes par Bush ».

Car malgré l’obsession grandissante et persistante de « la terreur islamiste » aux États-Unis, il n’y a plus eu d’attaque terroriste majeure sur le sol américain depuis le 11 septembre à part celles de déséquilibres blancs.

Ce sont des pays musulmans comme l’Iraq, la Syrie, le Yémen, le Pakistan, l’Afghanistan et même l’Arabie saoudite et la Turquie qui saignent quotidiennement des mains des extrémistes.

Mais dans le monde de la réalité alternative créée par les thrillers comme 24, Homeland, Quantico et leurs versions européenne et indienne, ce sont toujours les musulmans qui sont les agresseurs et les méchants. Ces personnages, toujours féroces et redoutables avec des barbes ridiculement longues, ressemblent davantage à des caricatures, crachant à jamais le venin.

Dans la lignée de la tradition hollywoodienne, le groupe indien Bollywood propose depuis des années le même élan apocalyptique. Pour le cinéma indien, la menace imaginaire est plus immédiate et vient de l’autre côté de la frontière.

Si l’islamophobie est devenue un grave problème en Occident et ailleurs, cela tient à des drames comme 24, Homeland et la guerre contre le terrorisme » à la sauce hollywoodienne.

L’histoire de la caricature des Arabes et des musulmans est presque aussi vieille qu’Hollywood elle-même et a l’heure actuelle, se crée une véritable frénésie nourricière, à peu près tout le monde prend la relève pour combattre le spectre de la terreur islamiste.

La question est de savoir le pourquoi de cette diabolisation et de cette diffamation volontaire de toute une communauté sous prétexte de combattre le terrorisme ?

Les victimes n’ont elles-mêmes rien fait jusqu’à présent pour faire face à cette tendance, malgré ses conséquences visibles et catastrophiques. Il y a 56 pays musulmans donc ce ne sont pas les ressources financières et humaines qui manquent.

Pourquoi alors ce front critique ne se met-il pas en place ?

Aujourd’hui, aucun musulman ni aucun groupe musulman ne peut se permettre de rester là en spectateur muet, car nous sommes décrits comme des démons assoiffés de sang et plein de haine.

Agissons.

profil de Samir Salhoume

Auteur : Samir Salhoume

Publié le : 16/11/2019 à 12:41

Catégorie : Communauté

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Commentaire

Commentaires :

1

Avis

Nas user 0
Alex Tevelyan

18 novembre 2019 à 11:30

0

Pourquoi cette diabolisation de l’islam, des muslmans, vous avez les réponses ici :

https://www.youtube.com/watch?v=PVT-x_IIx2U

https://www.youtube.com/watch?v=JSi8eClW2a8

Les évangélistes proclament que tous les juifs doivent revenir en Israël... et se convertir !

Coïncidence ou choix délibéré de calendrier ? Le 12 octobre 2003, au moment même où des pacifistes israéliens et palestiniens, réunis en Jordanie, mettent l’ultime touche à l’« accord de Genève », un aréopage d’évangéliques américains et de « likoudniks » israéliens ouvre, sous les auspices du néoconservateur Richard Perle, un Sommet de Jérusalem. « Israël est la solution morale au totalitarisme oriental et au relativisme occidental, déclarent-ils, il est le "Ground Zero" de la bataille centrale de notre civilisation. »

Les évangéliques attribuent un rôle décisif aux juifs et à l’Etat d’Israël dans le projet divin pour la fin des temps. Pour eux, le retour du Messie n’interviendra qu’à la condition sine qua non que tous les juifs retournent en Terre sainte. Aussi financent-ils l’immigration à Sion, parrainent-ils des colonies et défendent-ils à Washington le projet du Grand Israël. « Dieu a donné la terre d’Israël au peuple juif, plaide Gary Bauer, l’étoile montante de la Christian Coalition. Ni l’ONU, ni l’Europe, ni la Russie, ni quelque quartette ou trio que ce soit ne peut décider du sort de ce pays. » Mais ce n’est pas tout : une fois Jésus-Christ de retour en Terre sainte, les juifs pourront se racheter en le reconnaissant, enfin, comme leur Messie ! Faute de quoi ils seront anéantis à jamais. « Ils n’aiment pas les juifs, s’indigne l’écrivain israélo-américain Gershom Gorenberg, auteur de "la Fin des temps". La doctrine évangélique du salut est une pièce en cinq actes où les juifs disparaissent au cinquième. »

Slimane Zeghidour