31 juillet 2018 | 31.71K vues | 1 commentaire

Tariq Ramadan : la justice a rendu sa décision

Image de l'article Tariq Ramadan : la justice a rendu sa décision
ZOOM

Tariq Ramadan est maintenant incarcéré depuis près de six mois.

Le juge des libertés et de la détention a rejeté la demande de libération de Tariq Ramadan.

La justice française a estimé que :

La détention provisoire de Tariq Ramadan demeure l’unique moyen (...) d’empêcher une pression sur les témoins, sur les victimes ainsi que sur leur famille"

Mais également :

que la détention de Tariq Ramadan permet de conserver les preuves pour indices matériels nécessaires à la manifestation de la vérité, ainsi que de mettre fin à l’infraction ou de prévenir son renouvellement

Son avocat a déposé le 15 juin une demande de démise en examen qui a été également rejetée.

Pourtant malade et diminué, une expertise judiciaire a conclu que son traitement médical n’était« pas incompatible avec la détention »

La confrontation avec l’une des plaignantes sera reportée en septembre.

L’ordonnance du juge précise que :

Dans l’attente, il est indispensable d’éviter toute pression sur celle-ci et sur l’ensemble des personnes déjà auditionnées.

Vous aimerez aussi :

Je donne mon avis

Commentaire

Commentaires :

1

Avis

Nas user 0
joker

1er août 2018 à 00:30

0

La Justice française se met en porte à faux sur cette affaire elle est donc attaquable au vu L’atteinte aux droits de la défense comme l’atteinte à la présomption d’innocence sont sanctionnées par la loi.

La charge de la preuve incombe à l’accusation, c’est-à-dire au ministère public. Cette charge porte sur deux points : la réalité de l’infraction en regard de sa définition de droit et la culpabilité du prévenu ou de l’accusé. La présomption d’innocence demeure si la preuve de la culpabilité de l’accusé a été obtenue de façon déloyale ou faussée.
le prévenu ou l’accusé doit être jugé par un tribunal indépendant et impartial. Outre l’indépendance du juge à l’égard du pouvoir politique, le droit est accordé à la défense de récuser les jurés populaires (si le niveau de juridiction exige leur présence) arbitrairement et l’on s’assure que les témoins ne sont subordonnés en aucune manière à l’une ou l’autre des parties. Dans le cas où une subordination se révèle, aucun serment n’est exigé d’eux en sorte que leur témoignage revêt moins d’importance juridique (la loi punit le faux témoignage porté sous serment). Il va de soi que ne serait pas impartial le tribunal qui jugerait une personne accusée d’une infraction dont le juge est ou se prétend lui-même la victime.
Le prévenu ou l’accusé ne peut être contraint de s’accuser lui-même : c’est le sens du droit de garder le silence.
Pour le déclarer coupable, le juge doit être convaincu hors de tout doute raisonnable de la culpabilité du prévenu ou de l’accusé ; si un doute subsiste quant à la culpabilité du prévenu ou de l’accusé, ce doute doit lui profiter, c’est-à-dire qu’il devra être acquitté ou relaxé « au bénéfice du doute », selon une expression idiomatique (« In dubio pro reo »).
Le prévenu ou l’accusé doit bénéficier de tous les moyens pour sa défense : toutes preuves amassées contre lui, toutes dépositions, du droit de contre-interrogation des témoins.