Les débordements liés à la manifestation pro-palestinienne dimanche dernier ont été transformés de manière volontaire ou non par les médias selon Michèle Sibony membre de l’Union juive française pour la paix.

Elle estime à juste titre qu’il ne s’agit pas d’une guerre à Gaza mais d’une opération d’éradication du Hamas légitimée par l’enlèvement des 3 colons et annoncée bien auparavant.

On compte déjà plus de 200 morts gazaouis, femmes et enfants pour la plupart pour 1 mort israélien (militaire aux dernières nouvelles). Sans compter les hôpitaux, les écoles et les mosquées détruits par les frappes « chirurgicales » de l’armée israélienne.

Tous ces événements surviennent dans un climat de ras le bol de la communauté internationale qui ne tolère plus le blocus illégal et impuni. Pour être plus précis, Michèle Sibony parle de crimes de guerre tels que définis par l’article 8 du statut la CPI.

La version israélienne est la seule version qui est expliquée par les médias et notre gouvernement : Israël est la victime, agressée par des roquettes et a le droit de se protéger par tous les moyens possibles. Personne ne rappelle que le peuple palestinien résiste simplement à son colonisateur au même titre que les anciens résistants français désormais des héros de la République.

Exit la théorie du complot, il existe bel et bien une connivence entre la classe politique et le CRIF, lié à l’ambassade israélienne. Faut-il attendre encore 50 ans pour que le français moyen se rende compte du degré de soumission de ses dirigeants à Israël.

La manifestation de dimanche dernier a posé beaucoup de problèmes aux sionistes car l’effet populaire est leur pire ennemi. C’est pourquoi les cercles juifs se sont organisés pour tendre un piège aux manifestants sur leurs différents sites internet.

Dans la mesure où le parcours était connu d’avance (Barbès-Bastille), ces jeunes juifs d’extrême droite se sont donnés rendez-vous devant la synagogue de façon stratégique puisqu’elle se situait tout près de la fin du parcours.

On sait pertinemment que la LDJ protégé et aidé par les CRS, a provoqué les manifestants avant de se cacher dans la synagogue mettant femmes et enfants en danger, de nombreuses vidéos le prouvent (voir articles précédents).

Malheureusement les pro-palestiniens sont tombés dans le piège sournois qui a conduit à :

1- De ne plus parler de Gaza
2- De ne pas parler de la solidarité française avec la Palestine (black, blanc, beurre)
3- D’interdire les manifestations de soutien à la Palestine
4- De jouer la carte de l’antisémitisme pour continuer les massacres à Gaza

Les médias français n’ont pas pris le temps d’analyser les faits et ont relayé les débordements en tant qu’actes antisémites comme le CRIF et la LDJ l’avaient prévu. Mais personne ne s’est jamais demandé pourquoi ces jeunes juifs extrémistes se sont réunis devant une synagogue ? (lieux utilisés pour présenter le service militaire israélien).

« L’antisémitisme est alors tragiquement utilisé quand il existe, comme dans le cas de l’affaire Merah à Toulouse, pour imposer le renforcement des liens avec Israël, et quand il n’existe pas il faut le fabriquer parce qu’il est la meilleure arme, la seule dont on dispose et qui marche à tous les coups pour faire taire sur les crimes en cours à Gaza. », selon Michèle Sibony.

On ne dira pas mieux.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît tapez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici