C’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité, voilà huit médias français qui décident soudain de s’allier à Facebook dans le but de contrer les «fake news», traduisez les informations “mensongères” qui inondent le web.

Le Monde, l’AFP (Agence France-Presse), BFM-TV, France Télévisions, France Médias Monde, l’Express, Libération et 20 Minutes, le fin du fin en matière de désinformation qui souhaite désormais livrer de “vraies” informations.
Le réseau social compte sur la collaboration des utilisateurs qui auront pour tâche de lui signaler toutes informations qu’ils jugent être fausses. Facebook demandera aux médias partenaires d’en vérifier l’authenticité.
Le but étant bien sûr de réduire les fausses informations qui circulent régulièrement sur le net. Mais lorsque l’on sait qu’une bonne partie de ces allégations sont publiées par l’entremise des médias qui s’érigent aujourd’hui en juges, il y a de quoi s’étonner.

L’initiative émane cependant de Facebook soumis ces derniers temps à une forte pression suite aux théories complotistes et autres fausses rumeurs qui prolifèrent sur le réseau social.
Les Etats-Unis ont lancé le projet en décembre dernier en partenariat avec cinq médias américains (ABC News, AP, FactChek.org, Politifact et Snopes).
Concrètement, il suffira aux utilisateurs de « faire remonter » l’info qu’ils estiment être un “fake”. Facebook regroupera les liens signalés au sein d’un portail accessible aux médias concernés et ceux-ci n’auront plus qu’à les valider ou pas.
S’il s’avère qu’il s’agit d’un “fake”, un lien qui l’atteste apparaîtra aux utilisateurs avec un drapeau mentionnant qu’au moins deux «fact-checkers» réfutent l’information. Dans le cas où un utilisateur souhaite tout de même en partager le contenu, ses contacts seront prévenus par une alerte.
Cette censure présentée comme un grand nettoyage pour le “bien” des internautes, n’est-elle pas justement destinée à supprimer toutes les informations qui n’auraient pas reçu l’aval du gouvernement et des médias complices ?

Les médias pourvoyeurs de préjugés, d’a priori et de calomnies ne sont-ils les premiers à devoir rendre compte au public en publiant une actualité vérifiée au préalable ?
Comment dès lors croire à ce réveil bien tardif qui consiste à vouloir soudainement informer pour de vrai les citoyens ?

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