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Indignation suite à l’ouverture d’une branche LICRA, l’association pro-sioniste, en Tunisie

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Le scandale à propos du lancement en Tunisie d’une branche de la LICRA (la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) ne cesse de s’amplifier.
Comment une organisation française connue pour son engagement sioniste et son soutien inconditionnel d’Israël, sous couvert de lutte contre l’antisémitisme, peut s’implanter en territoire musulman ? S’indignent les détracteurs de cette association.

Déjà implanté à « Genève, à Barcelone, à New-York, en Autriche, au Cameroun », la LICRA a jeté son dévolu sur la Tunisie en juillet dernier.
L’événement n’est évidemment pas passé inaperçu en Tunisie où la colère monte.
Car parmi toutes les associations de défense des droits de l’homme, la LICRA est culturellement, la plus « juive », notamment de par son soutien à l’existence de l’État d’Israël.
L’association dénonce par ailleurs le terme d’« islamophobie » qui est, selon elle :

Un concept dangereux. Il serait l’arme des islamistes, un mot forgé par eux, pour imposer leurs vues à la société, et leur empire intégriste à tous les musulmans ; un outil idéologique pour interdire le blasphème, et au-delà la critique de la religion. Le mot serait donc intrinsèquement pervers

La LICRA va même plus loin en parlant d’« imposture » au sujet de l’islamophobie, dixit son président, Alain Jakubowicz, dont le souhait le plus cher est de faire de l’antisémitisme une priorité pour la France et d’interdire toutes critiques à l’égard de l’état hébreu.

Mais quel est l’objectif de l’association en venant s’installer en Tunisie ? Selon elle, il s’agirait de «  protéger les minorités  ». Parle-t-elle des nombreux migrants africains présents en Tunisie et victimes de racisme ?
Bien sûr que non ! Fidèle à elle-même, la LICRA ne pense qu’aux siens, en annonçant vouloir protéger «  la communauté juive, les chrétiens et les bahaïs  ».
Pourtant les actes antisémites en Tunisie soient extrêmement rares, voire inexistants. Les chrétiens, au même titre que les juifs ne sont pas plus persécutés, et les bahaïs, 150 en tout, aucun tunisien n’en a jamais entendu parler. Alors que penser ?

Mais l’affaire a connu quelques rebondissements ces dernières heures.
Après avoir découvert son engagement sioniste, plusieurs membres ont présenté leur démission.
Amine Jelassi, présenté par LICRA-France comme vice-président et chargé des affaires juridiques à la commission juridique, s’est excusé puis a démissionné, en indiquant sur sa page Facebook qu’il ne connaissait pas la nature des activités de l’organisation.

Finalement la LICRA tunisienne risque fort de ne pas connaître le jour.


Amine Jelassi (vice-président Licra Tunisie)

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Auteur : Zoubida Salhoume

Publié le : 13/11/2018 à 20:00

Catégorie : En vrac

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