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Violence au sein de l’ambassade d’Algérie en France ? Que sait-on à propos de cette sordide affaire ?

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Laver son linge en famille, une expression que certains ont, dans le feu de l’action, oublié de mettre en pratique.
Une aubaine pour le journal « Le Parisien » qui s’est empressé d’éclairer notre lanterne au sujet d’une sordide histoire de Code du travail.
Selon le quotidien, l’ambassade d’Algérie à Paris ainsi que plusieurs consulats de la région parisienne auraient été condamnés pour «  des violences sur les employés  » et le non respect du Code du travail.
Le média français ajoute que l’État algérien se retrancherait derrière son statut d’Etat souverain et refuserait de dédommager les victimes.

Pour appuyer ses dires, Le Parisien cite le témoignage d’une personne ayant travaillé à l’ambassade d’Algérie.
Anis 37 ans de Saint-Ouen-l’Aumône aurait perçu des sommes qui n’ont pas été déclarées aux organismes sociaux. L’homme prend pour exemple, un 13e mois de salaire datant de décembre 2018, viré sur son compte sans mention particulière.
L’agent administratif qui a saisi les prud’hommes, a fourni ses fiches de paye et relevés bancaires.

Selon le journal, le Conseil a constaté que «  l’employeur a versé des sommes qui n’ont pas été déclarées aux organismes sociaux  » , il en déduit donc que l’Algérie emploierait dans son ambassade des personnes « au noir ».
Le « travail au noir » est un travail rémunéré exercé en tant qu’employé ou indépendant qui ne respecte pas les dispositions légales. Il implique que les gains réalisés ne sont pas déclarées aux assurances sociales et que les impôts et les taxes ne sont pas payés.

Le témoin ajoute avoir été frappé par un diplomate de l’ambassade.

Recruté en 2007, cet employé au service des passeports a lui aussi été licencié en 2016, mais après avoir été harcelé moralement, puis frappé par un vice-consul. Son licenciement a été considéré comme nul, en théorie il est donc encore salarié, mais nous n’avons aucune réponse depuis la condamnation de la République démocratique d’Algérie, explique son avocat Me. Bijar Acar. »

Anis devrait recevoir près de 70.000 euros de l’État algérien pour «  manquement à l’obligation de sécurité  » .
D’après lui, il a :

été étranglé devant témoin par mon supérieur hiérarchique qui est un diplomate. J’ai pris des coups, j’ai été insulté, on m’a poussé dans les escaliers. Arrêté après cet “accident du travail”, il demande à changer d’affectation, mais cela a été refusé

.

On se demande bien pourquoi ..

profil de Zoubida Salhoume

Auteur : Zoubida Salhoume

Publié le : 25/04/2019 à 17:00

Catégorie : En vrac

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