13 novembre 2018 | 2.63K vues | 0 commentaire

Amnesty International retire son prix à Aung San Suu Kyi : "Nous sommes profondément déçus"

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Persécutés par les moines bouddhistes et l’armée birmane, des milliers de Rohingya ont été sauvagement assassinés, contraignant près d’un million d’entre eux à fuir au Bangladesh, rapporte le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Privés de leur citoyenneté par le gouvernement birman, les Rohingya ont été reconnus

minorité religieuse exposée à l’oppression la plus inhumaine du monde, par l’ONU, qui parle de “nettoyage ethnique”.

Un rapport de l’ONU datant du mois d’août 2018, accuse l’armée de Myanmar de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité contre les Rohingya.
Plusieurs enquêtes ont été menées sur le terrain par l’organisation et font état de meurtres en masse, d’esclavage, de viols collectifs, de violences contre les enfants, de déportations et d’incendies volontaires de villages dans les États de Rakhine.
Une situation dramatique qui vaut à la présidente du pays, Aung San Suu Kyi d’être critiquée par la communauté internationale pour ne pas avoir cherché à arrêter le génocide.

On reproche notamment à la prix Nobel de la paix de n’avoir rien fait pour empêcher le massacre des Rohingya. Une complicité qu’Aung San Suu Kyi paie très cher aujourd’hui.
Amnesty International a annoncé lundi qu’elle retire à Aung San Suu Kyi sa distinction la plus prestigieuse, le prix d’Ambassadeur de la conscience, au motif que :

La dirigeante du Myanmar a trahi honteusement les valeurs qu’elle a longtemps défendues. Aujourd’hui, nous sommes profondément déçus que vous ne soyez plus un symbole d’espoir, de courage et de défense inlassable des droits humains. Amnesty International ne peut pas justifier le maintien de votre statut de lauréate du prix d’Ambassadrice de la conscience et c’est avec une grande tristesse que nous vous le retirons, a indiqué le secrétaire général d’Amnesty Kumi Naidoo.

La présidente du Myanmar a été avertie par un courrier signé du chef de l’organisation de défense des droits de l’homme, l’informant que le prix décerné en 2009 lui avait été retiré.
Il lui est reproché de n’avoir rien tenté pour protéger la minorité musulmane et d’avoir été indifférente aux atrocités commises par l’armée birmane.
Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi est aussi accusé d’avoir emprisonné des militants pacifiques, des journalistes et des défenseurs des droits humains.

La prochaine étape, le prix Nobel de la paix ?

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Auteur : Z.S

Posté le : 13 novembre 2018

Catégorie : Politique

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