12 décembre 2018 | 1.88K vues | 0 commentaire

L’Egypte interdit le port du gilet jaune sous peine de prison

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Le mouvement des « gilets jaunes », un succès dont peu avait conscience au moment de son démarrage et pourtant..
Plusieurs semaines après le début des manifestations contre le gouvernement, la hausse des prix, le pouvoir d’achat en berne, etc.. les « gilets jaunes » sont plus déterminés que jamais. Et l’allocution du président français du 10 décembre n’a rien changé à leur volonté d’en finir une fois pour toute.
Du moins avant l’attaque de Strasbourg, car depuis la donne a changé surtout après la réinstauration d’un « urgent attentat », il est possible que les « gilets jaunes » n’aient plus le droit de se rassembler.

Quoiqu’il en soit au-delà de nos frontières, le mouvement des « gilets jaunes » fait craindre le pire à certains gouvernements. Notamment en Egypte où comme nous l’avons relaté dans un précédent article, nos manifestants sont surveillés de près au plus haut niveau de l’Etat.

Ils sont notamment accusés de frayer avec les « frères musulmans » par le gouvernement du général al-Sissi, qui n’a eu de cesse de les diaboliser aux yeux de la population égyptienne.
Un comportement qui cache la peur viscérale de voir le phénomène s’inviter dans le pays. Terrifiées et tétanisées par la crise qui sévit actuellement en France, les autorités égyptiennes ont trouvé la solution pour éviter la contagion.

Interdire l’importation, la confection, la vente et l’usage de gilets jaune dans le pays.

Une instruction sécuritaire interdit depuis vendredi dernier la vente ou la distribution de gilets jaune ou orange aux civils et aux fonctionnaires de l’Etat. Ils ont interdiction d’en porter sous peine d’emprisonnement.
Des mesures « draconiennes » qui ont toutefois amusé les internautes égyptiens qui se sont lâchés sur les réseaux sociaux.

Al-Sissi nous démontre une fois de plus son talent de dictateur en instaurant des mesures désuètes qui n’ont qu’une portée symbolique. La révolte d’un peuple ne se mesure pas à la couleur d’un gilet, mais elle réside dans sa volonté d’en finir avec l’oppression.
Les autorités égyptiennes craignent les tentatives de mouvements contestataires comme par le passé. Une crainte accrue par l’approche du 25 janvier, date anniversaire du soulèvement populaire qui a entraîné la chute de l’ex-président Hosni Moubarak en 2011.

Finalement, les seuls à plaindre, ce sont les commerçants d’équipements de sécurité routière du Caire qui se lamentent devant la baisse des ventes de gilets fluo.

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Auteur : Z.S

Posté le : 12 décembre 2018

Catégorie : Politique

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