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Comment l’âme du croyant et l’âme du mécréant sortent au moment de la mort ?

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D’après ’Abdallah Ibn Mas’oud (RadhiAllahu’anhu), le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) a dit :

Faites dire à vos morts (ceux qui sont sur le point de mourir) : -La Ilaha Illa Allah- car certes l’âme du croyant sort par sa sueur tandis que l’âme du mécréant sort par sa bouche comme sort l’âme de l’âne. (Rapporté par Tabarani et authentifié par Cheikh Albani dans la Silsila Sahiha n°2151)

L’agonie et la difficulté de l’extraction de l’âme du corps fait apparaître la vérité : «  Voilà ce dont tu t’écartais  ». (Sourate 50 Qâf - verset 19)
L’agonisant doit faire face à des épreuves de toutes sortes : les douleurs de la maladie, la paralysie de son corps, les lamentations de la famille et leurs adieux, la séparation des biens qu’on a tant peiné à obtenir durant toute une vie.
Parmi ces biens, certains ont peut être été usurpés à autrui, ou acquis de manière illicite ou encore sur lesquels la part d’Allah n’a pas été prélevée (zakat) et qui en fait des biens illicites.
Le genre de « petits » tracas auxquels on a peu ou pas accordé d’importance de notre vivant mais qui se transforment en malheur à notre mort. Des malheurs que l’Imam Ali a si bien décrit dans Nahj-ul-Balâghah :

Il (l’agonisant) se rappelle des biens qu’il a amassés sans s’être soucié de la légalité de leur origine, ni de ce qu’ils contiennent de légal et de douteux. Il doit donc assumer les conséquences de leur thésaurisation au moment où il ne peut que s’en séparer pour le laisser à ceux qui lui succèdent et qui vont en jouir. Le résultat est que les autres en seront les heureux bénéficiaires, et à lui d’en assumer la lourde responsabilité

L’entrée dans l’autre monde, c’est ouvrir les yeux sur ce qui était l’inconnu, l’invisible.

Et bien, Nous ôtons ton voile ta vue est perçante aujourd’hui ». (Sourate 50 Qâf – verset 22)

Il voit le Messager d’Allah (Salla Allah alayhi wa salam) et les Membres de sa Famille, les Anges de la Miséricorde et ceux de la colère, s’apprêter à émettre leur jugement à son égard, et éventuellement une recommandation en sa faveur.

Al-Sadûq rapporte le hadith suivant de l’Imam al-Sâdiq (RadhiAllahu’anhu) :

Quiconque désire qu’Allah lui facilite son agonie, les difficultés de la mort seront allégées. (Bihâr al-Anwâr, 6/ 170 et Safînat al-Bihar, 3/ 553)

Il est rapporté que le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) assistait un jour à l’agonie d’un jeune homme. Il essayait de lui dicter (faire prononcer) la traditionnelle attestation de foi islamique « Lâ ilâha illâllaâh ... » (Il n’y a de divinité qu’Allah ...), mais la langue de l’agonisant se bloquait et ne parvenait pas à répéter cette attestation. Le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) demanda alors à une dame assise au chevet du mourant si elle était sa mère. Celle-ci répondit par l’affirmative. Le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) lui demanda alors :

Es-tu mécontente de lui ?. Elle répondit : Oui, et je ne lui ai pas adressé la parole depuis six ans

Le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) lui dit :

Pardonne-lui. La mère acquiesça : Qu’Allah soit satisfait de lui comme tu es satisfaite de lui

Dès qu’elle exprima ainsi son pardon et sa satisfaction de son fils, la langue de ce dernier se débloqua et le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) put ainsi lui faire répéter la formule « Lâ ilâha illâllaâh ... ».
Le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) demanda alors au jeune agonisant :

Que vois-tu maintenant ?. Il répondit : Je vois un homme noir, d’aspect laid, putréfié, portant des vêtements sales et exhalant une mauvaise odeur. Il vient vers moi, il serre ma gorge et ma trachée. Le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) lui commanda alors de dire : “Yâ man yaqbal-ul-yacîr-a wa ya’fû ’an-il-kathîr-i, iqbal mannî-l-yacîra wa-’fu ’annî-l-kathîr-a, Innaka anta-l-Ghafûr-ur-Rahîm-u” (Ô Toi Qui accepte le peu (de bonnes actions que le serviteur accomplit tout en pardonnant beaucoup Accepte de moi le peu (que j’ai fait) et pardonne-moi la multitude (de péchés que j’ai commis) (On peut trouver cette du’â’ dans Mafâtîh al-Jinân, chapitre du mois de Rajab).

Le jeune mourant s’exécuta. Le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) lui demanda, une fois qu’il avait terminé la récitation :

Et maintenant que vois-tu ?. Le jeune homme répondit : Je vois un homme au visage d’une blancheur pure, gracieux, parfumé, portant des vêtements propres, se diriger vers moi, alors que l’homme noir tourne les talons et s’apprête à partir. Le Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) lui après lui avoir dit de répéter encore une fois la récitation, lui demanda à nouveau : Et maintenant que vois-tu ?. Il répondit : L’homme noir est parti sans laisser de traces, et l’homme blanc reste à mes côtés. Sur ce le jeune homme rendit le dernier soupir. (Mustadrak Wasâ’il al-Chî’ah, 1/ 92, Bâb 29, Hadith 1)

Ce hadith en dit long sur l’effet néfaste et la gravité de la désobéissance aux parents, car bien que le jeune homme fût au nombre des compagnons du Prophète (Salla Allah alayhi wa salam) et que celui-ci se soit assis à côté de son lit en essayant de lui faire répéter l’attestation de foi, il ne put le faire que lorsque sa mère accepta de lui pardonner.

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Auteur : Zoubida Salhoume

Publié le : 24/09/2018 à 10:00

Catégorie : Religion

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