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CAN 2019 : Victoire de l’Algérie « made in France » face au Sénégal

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Ce soir s’est disputée la finale de la CAN 2019 tant attendue par l’Algérie et le Sénégal après une semaine de pression sur les épaules des joueurs. Les Fennecs se sont imposés 1-0 lors d’une faible prestation des deux équipes, l’unique but de la rencontre a été inscrit à la 2ème minute du match et puis plus rien...

Cela faisait 29 ans que l’Algérie n’était pas parvenu au sommet du football africain et cette année c’est une Algérie « made in France » qui a remporté le titre, car l’équipe est composée en grande majorité de joueurs nés en France et évoluant (ou ayant évolué) dans le Championnat de France. Les trois quarts de l’équipe titulaire possède la bi-nationalité franco-algérienne.

Il s’agit du portier Raïs Mbolhi, des défenseurs Mehdi Zeffane et Aïssa Mandi et des milieux Sofiane Feghouli, Ismaël Bennacer, Adlène Guedioura et Riyad Mahrez. Le sélectionneur Djamel Belmadi lui-même est né à Champigny (Val-de-Marne) et a été un joueur du PSG puis de l’OM.

Bien sûr que les résultats sont essentiellement dus à la formation française, déclare Nasser Sandjak, ancien sélectionneur des Fennecs et quart de finaliste de la CAN en 2000. Il n’y a pas de formation en Algérie. Il existe dans l’Hexagone une culture technique, physique et mentale plus importante que celle des joueurs locaux.

Abdel Djaadaoui, sélectionneur de l’Algérie entre 2000 et 2001 rajoute :

Il n’y aurait pas cette équipe nationale qui brille sans la formation française. Il existe pourtant un vivier extraordinaire en Algérie mais la formation est délaissée. On a des lacunes. Il y a un manque d’infrastructures, un manque d’éducateurs qualifiés, bref un manque de tout. On est même en retard par rapport à nos voisins de la Tunisie et du Maroc. Par exemple, La fédération marocaine a engagé comme coordinateur à la DTN Jean-Pierre Morlans (ancien DTN à la FFF en 2007) en 2014.

Le retard de la formation algérienne sur ses voisins s’explique par un âge d’entrée dans le monde du football établi à 11 ans. Avant, les enfants sont restreints à jouer dans la rue ou à l’école et découvrent le vrai football 6 ans après un enfant du même âge en France par exemple.

Avec des joueurs franco-algériens comme Zidane, Benzema ou encore Nasri, il n’est pas difficile d’imaginer ce que serait le football algérien si les structures étaient mises en place concrètement de l’autre côté de la Méditerranée. A bon entendeur.

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Auteur : Ayyoub Lasri

Publié le : 19/07/2019 à 23:30

Catégorie : Sport

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