Vue du British Museum fermé à Londres, Royaume-Uni, le 6 avril 2023.

Le British Museum fait face à une polémique.

Le Palestinian Forum in Britain (PFB) l’accuse d’avoir retiré le mot « Palestine » de certaines galeries.

Dans une lettre adressée au conseil d’administration, l’organisation parle d’« effacement historique ». Elle estime que cette modification affaiblit la reconnaissance de l’histoire palestinienne.

Pourquoi le mot « Palestine » a-t-il été retiré ?

Le British Museum a récemment mis à jour plusieurs panneaux explicatifs.

Ces changements concernent les galeries dédiées au Proche-Orient ancien.

Selon des médias britanniques, cette modification fait suite à des remarques formulées par UK Lawyers for Israel (UKLFI).

Cette organisation estime que l’usage du terme « Palestine » pour certaines périodes anciennes peut créer une confusion historique.

Le musée affirme avoir procédé à une révision académique. Il précise que les textes mentionnent désormais d’autres appellations historiques selon les périodes concernées.

Une accusation d’effacement historique

Le Palestinian Forum in Britain rejette cette justification.

L’organisation considère que retirer le terme « Palestine » revient à invisibiliser une partie de l’histoire régionale.

Elle appelle le British Museum à :

  • rétablir le mot « Palestine » lorsque le contexte historique le justifie

  • consulter des historiens spécialisés

  • garantir une approche indépendante de toute pression politique

Pour le PFB, les musées ont une responsabilité éthique. Ils doivent refléter la diversité des récits historiques.

Un débat plus large sur la mémoire

Cette controverse dépasse le cadre du British Museum.

Elle relance le débat sur le rôle des institutions culturelles.

Doivent-elles privilégier une précision terminologique stricte ?
Ou doivent-elles prendre en compte la dimension identitaire et symbolique des termes employés ?

Le mot « Palestine » porte aujourd’hui une forte charge politique. Son utilisation dans un contexte historique suscite donc des tensions.

Une polémique qui pourrait durer

Le British Museum n’a pas annoncé de retour en arrière pour le moment.

La polémique continue toutefois d’alimenter le débat public au Royaume-Uni. Elle illustre la sensibilité des questions liées à l’histoire du Proche-Orient.

Ce dossier montre aussi combien les mots utilisés dans les expositions peuvent avoir un impact politique et symbolique important.

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