28 janvier 2019 | 2.57K vues | 0 commentaire

Des officiers antiterroristes poursuivit pour avoir interrogé un enfant de 8 ans pour radicalisme

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La colère engendrée par les attentats terroristes a laissé des traces indélébiles.
La psychose qui s’en est suivie a eu de graves conséquences pour la communauté musulmane, accusée de tous les maux.
Soupçonnés, surveillés, incriminés, les musulmans ont assisté impuissant à leur mise à mort médiatique. La paranoïa n’a épargné ni petit ni grand, enfants ou adultes, la haine ne fait pas le détail.

Combien de petits musulmans ont été interrogés par les forces spéciales pour qu’ils avouent leurs « crimes » ?
Nous pensions tout cela derrière nous et pourtant..

Le conseil municipal et la police métropolitaine de Redbridge en Grande Bretagne ont ouvert deux enquêtes distinctes pour connaître les raisons qui ont poussé deux policiers de la lutte antiterroriste et un travailleur social à interroger un enfant de 8 ans.
L’enfant scolarisé dans une école d’Ilford à l’est de Londres est soupçonné de radicalisme. Il a été interrogé par les enquêteurs à l’insu de ses parents. Selon le père de l’écolier, les représentants de l’ordre lui ont demandé de réciter des versets du coran, de dire ce qu’il pensait des autres religions et s’il se rendait à la mosquée entre autres.
Les parents déclarent avoir officiellement déposé plainte après que leur enfant ait été « effrayé » et « traumatisé » après avoir été séparé de ses camarades de classe pour être auditionné.

Nous sommes absolument choqués et consternés que notre fils ait été interrogé seul, de cette manière et sans informer ses parents. (...)
Notre fils est seulement en troisième année et est considérablement touché par cela. Depuis, il nous a demandé pourquoi il avait été interrogé et pas d’autres enfants. Il se sent trahi par son professeur, car c’est une personne en qui il avait confiance qui l’a emmené chez les officiers pour qu’il soit interrogé de cette manière, ont-ils expliqué à la presse locale.

L’incident qui n’a donné lieu à aucune interpellation ou mesures spéciales s’est déroulé à la fin du trimestre 2018. Cela n’a pas empêché les parents d’être «  extrêmement bouleversés  ».

Le Home Office révèle que pas moins de 2 009 enfants de moins de 15 ans ont été signalés par des préoccupations terroristes en l’espace d’un an, soit une augmentation de 20% par rapport à l’année précédente.

Mohammad Khan, porte-parole de Prevent Watch, un groupe de soutien aux personnes touchées par le devoir de prévention, a déclaré :

Un enfant à qui il est demandé de réciter un texte sacré a tort à tant de niveaux et ressemble à un État autoritaire. Les mesures prises contre le terrorisme, n’arrête pas le terrorisme mais sème au contraire des préjugés profonds et structurels à l’égard de la communauté musulmane.

Un rapport indépendant fait état de liens présumés entre le père et les membres d’un « groupe islamiste ». Le père aurait été vu il y a cinq ans «  aux stands de dawah en 2014, qui aurait eu des liens avec al-Muhajiroun d’Anjem Chaoudary  » (un avocat britannique d’origine Pakistanaise, proche d’Omar Bakri Muhammad, avec qui il fonde Al-Muhajiroun).

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Auteur : La rédaction

Posté le : 28 janvier 2019

Catégorie : Communauté

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