Plus de 1 000 conseillers municipaux en Angleterre ont signé un engagement de soutien aux Palestiniens à l’approche des élections locales prévues en mai. La campagne a été lancée en décembre par la Palestine Solidarity Campaign.
Intitulé « Councillor Pledge for Palestine », le texte appelle les élus à défendre les droits des Palestiniens. Il leur demande également de veiller à ce que leurs conseils municipaux ne soient pas impliqués dans des activités liées à Israël.
Selon les organisateurs, 1 152 conseillers en fonction ont déjà signé. Parmi eux figurent 387 membres du Parti vert, 375 du Parti travailliste et 115 des Libéraux-démocrates.
Cinq élus conservateurs ont également apposé leur signature. Des représentants du Parti national écossais, de Plaid Cymru, des Verts écossais, de partis locaux et des indépendants figurent aussi parmi les signataires.
Objectif : influencer les politiques d’investissement locales
La campagne prévoit d’ouvrir l’engagement à tous les candidats à partir de mars. Elle bénéficie du soutien de Vote Palestine, une initiative coordonnée par la Palestine Solidarity Campaign avec l’appui de plusieurs organisations, dont le Palestinian Youth Movement Britain et The Muslim Vote.
Les organisateurs souhaitent pousser les collectivités à adopter des mesures alignées sur le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS). Ils ciblent notamment les fonds de pension administrés par les autorités locales.
D’après la Palestine Solidarity Campaign, ces fonds investissent plus de 12,2 milliards de livres sterling dans des entreprises liées à des violations du droit international. La campagne affirme que 31 conseils municipaux ont déjà adopté des motions ou publié des déclarations en faveur du désinvestissement.
Soutiens politiques et contexte électoral
L’ancien chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn a soutenu l’initiative. Sur le réseau social X, il a appelé à faire de la question palestinienne un enjeu central des élections locales de 2026.
Parmi les signataires figurent des élus locaux et des candidats issus de plusieurs partis. Le scrutin de mai constitue un test politique pour le gouvernement travailliste dirigé par Keir Starmer, élu en 2024.
Toutes les circonscriptions municipales de Londres seront renouvelées. Dans certains arrondissements, les partis d’opposition espèrent capitaliser sur la mobilisation autour de la question palestinienne.
Une campagne marquée par des controverses judiciaires
La campagne se déroule dans un contexte de procédures judiciaires concernant le groupe Palestine Action. La Haute Cour a récemment jugé illégale sa proscription au titre de la législation antiterroriste.
Toutefois, l’interdiction reste en vigueur après l’autorisation accordée au ministère de l’Intérieur de faire appel.
Un militant présumé du groupe, Amu Gib, se présente aux élections municipales à Islington depuis sa détention. Il fait l’objet de poursuites liées à une intrusion présumée sur une base aérienne britannique. Le procès est en cours.






























