
Des installations énergétiques en Arabie saoudite, au Koweït et aux Émirats arabes unis ont été ciblées par des attaques de drones. Ces frappes interviennent alors que des discussions sur un cessez-le-feu sont en cours.
Des infrastructures énergétiques touchées
Plusieurs sites liés au pétrole, au gaz et à l’électricité ont été visés jeudi dans différents pays du Golfe. En Arabie saoudite, les autorités évoquent des dégâts importants sur des installations stratégiques.
Selon une source du ministère de l’Énergie, des infrastructures situées à Riyad, dans la province orientale et à Yanbu ont été ciblées à plusieurs reprises. Les attaques ont causé la mort d’un agent de sécurité d’Aramco et blessé sept autres personnes.
Parmi les sites affectés figurent une station de pompage du pipeline Est-Ouest, ainsi que des installations de production comme Manifa et Khurais. Plusieurs raffineries, dont celles de Ras Tanura et Jubail, ont également signalé des dommages.
Un impact sur la production et les exportations
Les frappes ont perturbé la production de pétrole, avec des pertes estimées à plusieurs centaines de milliers de barils par jour. Des incendies sur certains sites ont également affecté les opérations liées au gaz et au gaz liquéfié.
Au Koweït, les autorités confirment des attaques contre des installations pétrolières et électriques. À Dubaï, des responsables signalent des frappes limitées, avec des évaluations encore en cours.
Des responsabilités contestées
L’ampleur et la coordination des attaques ont rapidement suscité des soupçons sur une possible implication iranienne. Téhéran a toutefois rejeté toute responsabilité.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique affirme qu’aucune opération n’a été menée pendant la période de cessez-le-feu. Il indique que toute action iranienne ferait l’objet d’une annonce officielle.
Des tensions ravivées malgré le cessez-le-feu
Ces frappes interviennent moins de 48 heures après l’entrée en vigueur d’une trêve de 15 jours négociée au Pakistan entre les États-Unis et l’Iran. Les discussions visaient notamment à stabiliser la région et à sécuriser les flux énergétiques.
Des responsables saoudiens alertent sur les risques pour la sécurité de l’approvisionnement mondial. Des diplomates estiment que ces attaques pourraient compliquer les négociations en cours et fragiliser les efforts de désescalade.






























