Dans un message poignant, la femme a exhorté les habitants de Gaza à ne pas émigrer. Elle a décrit le voyage de retour à travers les points de contrôle israéliens comme une épreuve « semblable à la mort », affirmant que rester à Gaza — malgré la destruction est préférable à un déplacement forcé.

Un retour difficile à travers Rafah

Les 12 personnes récemment rentrées dans la bande de Gaza ont traversé le poste frontière de Rafah, réouvert après une longue fermeture, dans des conditions que beaucoup décrivent comme pénibles et humiliantes. Dans la vidéo devenue virale, une femme raconte que son parcours à travers les contrôles n’était “pas moins que la mort”, soulignant l’angoisse et les obstacles auxquels les retours sont soumis.

La réouverture partielle de Rafah a permis à quelques Palestiniens de rentrer dans l’enclave après plus de vingt mois de fermeture sous un cessez-le-feu fragile. Toutefois, ce passage reste très contrôlé, avec des flux limités de personnes autorisées à revenir ou à sortir, et des vérifications strictes qui ont fait l’objet de critiques.

Une déclaration qui suscite débat

La femme dans la vidéo a déclaré, avec émotion, que malgré la destruction des infrastructures et les difficultés quotidiennes, rester à Gaza est préférable à l’exil forcé : « No one should leave Gaza ». Cette phrase a été largement partagée, générant des milliers de réactions et commentaires sur les plateformes sociales.

Des commentateurs ont souligné que ce sentiment reflète l’attachement profond de nombreux Palestiniens à leur terre, même quand les conditions de vie sont extrêmement difficiles : pour beaucoup, l’idée de quitter définitivement leur foyer n’est pas une option envisageable, quel que soit le niveau de souffrance.

Le contexte du passage de Rafah

Le passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte, longtemps fermé depuis mai 2024, a rouvert récemment au compte-gouttes, permettant à certains patients, blessés ou rapatriés de revenir. Selon les sources internationales, le croisement fonctionne avec des procédures de sécurité strictes impliquant Israël, l’Égypte et des observateurs internationaux, ce qui limite fortement le nombre de voyageurs quotidiens.

Cette réouverture partielle est considérée comme une étape humanitaire importante, même si elle ne permet pas encore un mouvement libre et complet des habitants de Gaza. L’ONU et d’autres organisations ont salué ce progrès tout en soulignant qu’il reste insuffisant pour répondre à l’ampleur des besoins civils.

Une image controversée des conditions de retour

Des témoignages récents indiquent que certains retours à Gaza sont marqués par des contrôles sévères, des interrogatoires et des humiliations subis à la frontière, ce qui alimente les discussions sur la manière dont les retours sont gérés et sur la sécurité des civils rentrant chez eux.

Les réseaux sociaux sont devenus un espace majeur de partage de ces expériences personnelles, donnant une visibilité directe aux récits de ceux qui hésitent encore entre rester, partir ou revenir malgré les risques et les destructions.

Source : MiddleEastMonitor

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît tapez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici