
Des conditions claires avant toute reconstruction
Lors d’une rencontre à Jérusalem, Benjamin Netanyahu a réaffirmé que la reconstruction de Gaza ne pourra débuter qu’après plusieurs conditions politiques et sécuritaires importantes : notamment la démilitarisation complète de l’enclave, la désarmement de groupes armés en particulier le Hamas, et la réalisation des objectifs de guerre d’Israël.
Ces conditions font partie d’un agenda strict, selon lequel Israël entend garantir que toute reconstruction future ne serve pas à restaurer des capacités qui pourraient être utilisées contre lui. Cela signifie en pratique qu’Israël souhaite une enclave sans capacités militaires avant d’autoriser des projets de reconstruction à grande échelle.
Le rôle de l’Autorité palestinienne et la gouvernance de Gaza
Benjamin Netanyahu a également précisé que l’Autorité palestinienne (AP) ne serait pas impliquée dans la gouvernance de Gaza après le conflit, une position qui s’oppose à certains plans internationaux qui envisageaient une administration post-guerre plus inclusive.
Selon le communiqué de son bureau, le Premier ministre israélien a insisté sur le fait que ni l’AP ni le Hamas ne prendraient part à l’administration de l’enclave tant que ces conditions ne sont pas remplies renforçant ainsi son contrôle politique et sécuritaire sur les futures phases de la reconstruction.
Impact sur les négociations avec les États-Unis
L’émissaire américain Steve Witkoff est arrivé en Israël à la suite de l’annonce de ces conditions, dans le but de poursuivre les discussions autour du cessez-le-feu et des plans de reconstruction dans le cadre du plan de paix soutenu par Washington.
Cependant, la mise en avant de conditions strictes par Benjamin Netanyahu pourrait retarder les prochaines étapes de reconstruction, car plusieurs pays donateurs et organisations internationales estiment que des garanties politiques plus élaborées sont nécessaires avant d’engager des fonds et des ressources importantes.
Implications pour la reconstruction de Gaza
Les conditions imposées par le gouvernement israélien présentent des défis majeurs pour la relance de l’économie et des infrastructures de la bande de Gaza.
– La démilitarisation totale demandée par Israël est perçue comme un obstacle clé par plusieurs acteurs internationaux, qui craignent qu’elle n’entrave l’autonomie politique future de la population locale.
– La non-participation de l’Autorité palestinienne à la gouvernance post-conflit risque d’exacerber les divisions politiques et compliquer la coordination des efforts de reconstruction.
Ces facteurs rendent incertain l’avenir des projets de reconstruction, et certains donateurs restent hésitants à engager des financements majeurs tant que des accords politiques clairs ne sont pas établis.



























