
Des quantités très insuffisantes depuis des mois
Selon l’Autorité, malgré un accord de cessez-le-feu en place, les volumes de gaz autorisés à entrer dans l’enclave restent très en deçà des besoins nécessaires. Du 10 octobre 2025 au 31 janvier 2026, seuls 307 camions citernes de gaz soit environ 6 458 tonnes de gaz ont franchi les points d’entrée vers Gaza, taux bien inférieur à ce qui est requis pour répondre à la demande.
Cette insuffisance est largement attribuée à une réduction drastique de l’approvisionnement autorisé, ainsi qu’aux restrictions persistantes imposées par les autorités contrôlant les passages frontaliers.
Conséquences sur les foyers et la vie quotidienne
La pénurie de gaz de cuisson a un impact direct sur la vie quotidienne :
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De nombreuses familles ne peuvent pas préparer leurs repas de façon régulière.
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Les ménages sont poussés à recourir à des moyens alternatifs et parfois dangereux pour cuisiner, comme la combustion de bois, de déchets ou de matériaux impropres, ce qui présente des risques pour la santé.
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Les cuisines communautaires et services sociaux qui aident des populations vulnérables restent sous fortes contraintes énergétiques, limitant leur capacité d’aide.
La situation rappelle un problème plus large d’insuffisance d’énergie à Gaza, où les pénuries de gaz de cuisson et de carburant contribuent à un effondrement des services essentiels.
Impact humanitaire et aggravation de la crise
Les faibles quantités de gaz entrant dans la bande de Gaza font partie d’une série de restrictions logistiques sur les biens indispensables, amplifiant l’ampleur de la crise humanitaire en cours. En raison de ces limitations, de nombreuses populations doivent faire face à des conditions de vie plus dures, avec un accès limité non seulement au gaz, mais aussi à l’eau, aux soins et aux calories alimentaires.
Certains rapports montrent que même après des accords de cessez-le-feu, l’entrée de biens essentiels y compris le gaz reste beaucoup trop faible pour couvrir les besoins quotidiens, alimentant ainsi une crise structurelle persistante dans l’enclave.


























