
Le président américain Donald Trump cherche à mettre en place une coalition internationale pour rouvrir le détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour le transport mondial de pétrole. Selon plusieurs sources citées par Axios, la Maison Blanche espère annoncer la formation de cette coalition dans les prochains jours.
Au cours du week-end, Donald Trump a appelé plusieurs pays à participer à une opération visant à sécuriser le passage des navires commerciaux. Sur le réseau Truth Social, il a indiqué que les États-Unis et d’autres nations pourraient envoyer des bâtiments militaires afin de permettre la reprise du trafic maritime.
Le président américain a notamment invité plusieurs pays importateurs de pétrole à rejoindre cette initiative. Parmi eux figurent la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni.
Des réactions prudentes
Les tensions autour du détroit d’Ormuz ont perturbé le transport du pétrole et du gaz provenant du Golfe. Cette situation a contribué à la hausse des prix de l’énergie sur les marchés internationaux. Selon des responsables américains, l’administration étudie également d’autres options si les blocages se poursuivent. Parmi les scénarios évoqués figure la possibilité de prendre le contrôle d’un important terminal pétrolier iranien situé sur l’île de Kharg.
Une telle opération nécessiterait toutefois un déploiement de forces américaines sur le terrain. Les discussions au sein de l’administration portent, pour l’instant, principalement sur la formation d’une coalition politique avant d’aborder les aspects militaires.
La Maison Blanche a engagé des consultations avec plusieurs partenaires en Europe, en Asie et au Moyen-Orient. Donald Trump s’est entretenu avec le Premier ministre britannique Keir Starmer afin d’évoquer la participation éventuelle du Royaume-Uni. Londres a déjà envoyé un petit contingent de marins de la Royal Navy vers la région. Cette équipe spécialisée dans la détection de mines est basée à Bahreïn. Toutefois, certains pays ont exprimé des réserves.Notamment, le Japon et l’Australie qui ont décliné l’idée d’envoyer des navires de guerre pour participer à l’opération.
Selon des responsables américains, l’objectif immédiat consiste à obtenir un engagement politique des partenaires. Les contributions militaires éventuelles devraient être discutées plus tard.





























