L’Australie fait face à une augmentation dramatique des incidents islamophobes depuis l’attentat terroriste de Bondi Beach survenu le 14 décembre 2025, où un tireur a tué 15 personnes lors d’un événement de célébration, semant le choc dans tout le pays. Depuis lors, les registres communautaires consacrés à la discrimination rapportent une hausse de près de 740 % des signalements d’islamophobie, une explosion inédite qui inquiète les leaders de la communauté musulmane nationale.

Une montée des actes et des signalements

L’Islamophobia Register Australia et l’association Action Against Islamophobia indiquent que les signalements d’harcèlement, d’insultes, de menaces et d’attaques physiques dirigés contre les personnes musulmanes ont augmenté fortement depuis l’attaque de Bondi. Les victimes rapportent des comportements allant des appels abusifs et des menaces en ligne à des vandalisations de mosquées et des attaques directement liées à leur apparence ou à leur religion.

Impact sur la communauté musulmane

De nombreux membres de la communauté musulmane en Australie rapportent qu’ils éprouvent désormais un sentiment accru d’insécurité dans leur vie quotidienne. Plusieurs femmes portant le hijab ont signalé des agressions verbales, des crachats, et des actions hostiles en public, les forçant parfois à modifier leurs routines par crainte d’être ciblées.

Réactions et réponses officielles

Les autorités et responsables politiques australiens ont condamné les actes de haine. Le Premier ministre et les dirigeants locaux ont souligné que le racisme religieux ne sera pas toléré et que des mesures doivent être prises pour protéger toutes les communautés. Toutefois, des dirigeants religieux et communautaires appellent à une enquête nationale plus large sur l’islamophobie et sur la protection des libertés civiles dans le contexte post-attentat.

Un climat social tendu

La montée de l’islamophobie se déroule dans un climat déjà tendu : l’attaque de Bondi, largement médiatisée et suivie de débats publics intenses sur la sécurité, l’extrémisme et les discours publics, a alimenté des réactions émotionnelles parfois dirigées contre des personnes innocentes appartenant à la communauté musulmane. Des associations de défense des droits dénoncent la conflation entre actes terroristes et comportements de toute une communauté religieuse, soulignant les risques d’exclusion sociale et de polarisation croissante.

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