Une nouvelle perturbation liée au conflit régional
Amazon a annoncé que sa région Amazon Web Services (AWS) à Bahreïn a subi une perturbation dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient. L’entreprise a confirmé lundi que cette interruption faisait suite à une activité de drones, selon Reuters. Il s’agit de la deuxième fois en un mois que les opérations d’AWS sont affectées par la guerre impliquant l’Iran.
Amazon n’a pas précisé si un drone a directement frappé ses installations ni si les perturbations résultent d’attaques à proximité. Toutefois, cette situation intervient après des menaces iraniennes visant des infrastructures et des entreprises américaines dans la région.
Des services essentiels impactés
AWS constitue la branche de cloud computing d’Amazon et soutient le fonctionnement de nombreux sites internet et services gouvernementaux. Il s’agit également du principal moteur de revenus du groupe.
Face à la perturbation, Amazon a indiqué qu’elle transfère les charges de travail de ses clients vers d’autres régions AWS. L’entreprise n’a cependant pas communiqué sur l’ampleur des dégâts ni sur la durée de l’interruption. Elle a également demandé à ses clients de poursuivre la migration de leurs services vers d’autres zones.
Des incidents répétés dans le Golfe
Début mars, AWS avait déjà signalé des coupures d’électricité affectant ses installations à Bahreïn et aux Émirats arabes unis. L’entreprise avait alors évoqué une attaque de drone à proximité de son site à Bahreïn.
Dans le même temps, l’attaque contre un centre de données aux Émirats marquait la première fois qu’une opération militaire perturbait directement les infrastructures d’un grand groupe technologique américain.
Des menaces iraniennes élargies
Selon AL Jazeehra, une agence iranienne affiliée a publié une liste d’entreprises américaines considérées comme des cibles potentielles. Parmi elles figurent Google, Microsoft, IBM, Nvidia, Oracle et Palantir. Ces groupes disposent d’infrastructures dans plusieurs pays du Golfe.
L’Iran affirme cibler les intérêts américains en réponse aux frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël depuis le 28 février. De leur côté, les États du Golfe accusent Téhéran de viser des infrastructures civiles, notamment des aéroports et des installations énergétiques.
Le conflit affecte également le secteur énergétique. Une attaque iranienne a récemment réduit de 17 % la capacité d’exportation de gaz naturel liquéfié du Qatar, premier producteur mondial.




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