2 janvier 2019 | 11.46K vues | 0 commentaire

Il s’injecte dans le corps une séquence d’ADN inspirée du Coran et de la Bible

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Adrien Locatelli 16 ans est élève au lycée « Les Eaux-Claires » à Grenoble. Passionné par la biotechnologie, il a mené une expérience pour le moins étrange. Les résultats ont été par la suite publiés le 3 décembre 2018 sur le site de prépublication OSF Preprints.

Le lycéen a sélectionné quelques passages des livres saints chrétien et musulman afin de les conserver dans son corps sous forme d’ADN.
Pour la Bible, il a choisi des passages de la Genèse 1 :1 à 11 :9, excluant les passages considérés comme controversés. Pour le Coran, il a utilisé la Sourate 13 Ar-Ra’d.


Il a ensuite affecté l’une des quatre lettres correspondant aux produits chimiques dont est composé l’ADN (ACGT) à chaque caractère des passages, dans l’ordre GACT. À l’aide d’un outil qu’il a trouvé sur internet, notre Géo Trouvetou a traduit l’information nucléotidique en séquences de protéines qu’il a fini par s’injecter dans les cuisses.

A quelle fin direz-vous ? Juste parce qu’il était curieux de savoir si c’était possible.

Des études récentes ont montré qu’il est possible de convertir tout type d’information en ADN à des fins de stockage. Puisqu’il est possible de convertir des informations numériques en ADN, je me suis demandé s’il serait possible de convertir un texte religieux en ADN et de l’injecter dans un être vivant, explique Adrien Locatelli.

C’est la première fois que quelqu’un s’injecte [avec] des macromolécules développées à partir d’un texte. C’est très symbolique, même si ça n’a pas beaucoup d’utilité, a ajouté le chimiste en herbe.

L’ADN provenant de la Bible a été injecté dans sa cuisse gauche et a provoqué une légère inflammation. La cuisse droite contenant l’ADN du Coran, n’a eu par contre aucun effet.
Peut-être parce qu’il ne s’agissait que d’encre et de papier et que la portée spirituelle du Saint Livre est impossible à assembler sous forme d’ADN.

Si Adrien a estimé qu’il s’agit là d’un véritable exploit, « premier du genre au monde », la communauté scientifique a été quant à elle peu impressionnée. Certains experts ont même ridiculisé sa méthodologie et le risque encouru pour une expérience qui ne sert à rien.

«  Chers biohackers, etc. S’il vous plaît, arrêtez. Vous êtes des idiots  », a tweeté Isaac Stoner, fondateur d’une entreprise de recherche sur la résistance aux antibiotiques, en faisant le lien avec une histoire sur l’expérience de Locatelli.

“Je sais que les chances qu’une protéine absurde soit proche de quelque chose de dangereux… sont relativement faibles”, a commenté un utilisateur de Twitter sur cette histoire. “Mais ce genre d’attitude avant-gardiste et de mépris de l’éthique envers la science me fait craindre que la fin de l’humanité soit aux mains d’un idiot”.

Quoiqu’il en soit Adrien Locatelli a conclu son expérience par ces mots :

c’est la première fois que quelqu’un s’injecte lui-même des macromolécules développées à partir d’un texte [religieux]. Ceci est très symbolique, même si cela ne présente pas beaucoup d’intérêt.

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Auteur : La rédaction

Posté le : 2 janvier 2019

Catégorie : En vrac

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