
Une reprise des cours malgré des conditions extrêmes
Dans un contexte marqué par la guerre et les déplacements massifs, plusieurs universités de Gaza ont lancé une initiative pour reprendre les cours en présentiel, offrant ainsi aux étudiants une opportunité rare de retrouver une vie académique plus normale.
Ce projet pilote a été mis en place dans une zone de déplacement au sud de Gaza, notamment dans la région d’Al-Mawasi à Khan Younès, où des centaines d’étudiants ont pu assister à leurs premiers cours en présentiel depuis plus de deux ans, après une longue période d’enseignement à distance imposée par le conflit.
Cette reprise, bien que limitée, représente une étape importante dans la reconstruction du système éducatif local.
Des salles de classe improvisées au cœur des camps
Pour permettre cette reprise, des infrastructures temporaires ont été installées au sein même des zones de déplacement.
Le site, aménagé sur une surface réduite, comprend plusieurs salles de classe construites avec des moyens simples, mais équipées de l’essentiel, comme l’électricité, l’accès à internet, des tableaux et du mobilier de base, afin d’assurer un minimum de conditions d’apprentissage.
Malgré leur caractère rudimentaire, ces espaces permettent aux étudiants de suivre leurs cours dans un environnement plus structuré que celui des camps.
Un retour chargé d’émotion pour les étudiants
Pour de nombreux jeunes, retrouver une salle de classe a une valeur symbolique forte.
Certains étudiants décrivent cette expérience comme leur premier véritable moment universitaire depuis le début du conflit, expliquant que revenir physiquement sur un lieu d’apprentissage leur redonne un sentiment d’appartenance et une forme de stabilité après des mois passés dans des conditions difficiles.
Ce retour marque ainsi une rupture avec l’isolement et les contraintes du suivi en ligne.
Une éducation gravement touchée par la guerre
La reprise reste toutefois limitée par l’ampleur des destructions.
Une grande partie des infrastructures éducatives a été endommagée ou détruite, ce qui a contraint les universités à fonctionner pendant longtemps à distance, malgré des conditions très compliquées liées aux coupures d’électricité, au manque d’internet et aux déplacements forcés des étudiants.
Dans certains cas, les campus servent même de refuges pour les familles déplacées, ce qui complique encore davantage le retour à une activité normale.
Une volonté forte de reconstruire l’avenir
Malgré ces obstacles, la détermination des étudiants et des institutions reste remarquable.
Les universités tentent progressivement d’élargir l’accès aux cours en présentiel, en organisant des emplois du temps adaptés et en coordonnant l’accueil des étudiants issus de différents établissements, afin de permettre au plus grand nombre de reprendre leurs études.
Cette dynamique montre une volonté claire de préserver l’éducation comme pilier essentiel de la société.
Un symbole d’espoir au milieu des difficultés
Au-delà de l’aspect académique, cette reprise porte une dimension profondément symbolique.
Elle incarne la capacité des habitants de Gaza à reconstruire une forme de normalité malgré les épreuves, en affirmant que l’éducation reste une priorité même dans les situations les plus difficiles.
Ainsi, le retour progressif aux cours en présentiel apparaît comme un véritable message d’espoir pour toute une génération.






























