L’armée israélienne a autorisé plusieurs soldats accusés de violences sur un détenu palestinien à reprendre du service. Cette décision suscite de vives critiques, alors qu’une enquête interne reste en cours.
Le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a validé le retour de cinq réservistes dans l’armée. Ces soldats appartiennent à une unité chargée de la surveillance des prisons militaires.
Selon des médias israéliens, certains ont déjà repris des missions, y compris des rôles de combat. L’armée affirme que l’enquête en cours ne les empêche pas de servir. Elle précise que l’examen interne sera finalisé « dès que possible ».
La justice militaire a abandonné les poursuites le mois dernier. Les soldats étaient accusés d’agression aggravée et de blessures graves. L’affaire reposait notamment sur des images diffusées par la télévision israélienne. Elles montraient des actes de violence contre un détenu palestinien dans le centre de Sde Teiman.
Selon l’acte d’accusation militaire, les soldats auraient infligé des blessures graves au prisonnier. Un médecin du centre a décrit un état physique particulièrement alarmant. Le parquet militaire évoque des difficultés liées aux preuves et à la libération du détenu pour justifier l’abandon des charges.
Des organisations de défense des droits humains dénoncent cette décision. Amnesty International parle d’un nouvel exemple d’impunité. L’ONG souligne que peu de soldats ont été condamnés malgré des accusations répétées de mauvais traitements. Elle évoque notamment des cas de violences physiques et sexuelles en détention.
Plusieurs anciens détenus palestiniens ont également rapporté des abus. Certains témoignages font état de passages à tabac, de privations et de violences sexuelles.
Ce dossier a provoqué de fortes divisions en Israël. Des soutiens aux soldats se sont déjà manifestés publiquement. Dans le même temps, l’affaire relance le débat sur le traitement des détenus palestiniens.
































