Le président iranien Masoud Pezeshkian a averti dimanche qu’une attaque visant le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, constituerait une déclaration de guerre contre l’Iran.
Il a fait cette déclaration dans un message publié sur le réseau social X.
« Une attaque contre le grand leader de notre pays équivaut à une guerre totale contre la nation iranienne », a écrit Pezeshkian.
Le président a également imputé les difficultés économiques que traverse la population iranienne aux sanctions imposées par les États-Unis et leurs alliés. Il a qualifié ces mesures de « prolongées » et « inhumaines ».
Des tensions verbales accrues avec Washington
Les déclarations de Masoud Pezeshkian font suite à des propos du président américain Donald Trump. Dans un entretien accordé à Politico, Trump a qualifié Ali Khamenei de « malade ». Il a affirmé que l’Iran était « le pire endroit où vivre ». Il a aussi appelé à un changement de leadership dans le pays. Samedi, le guide suprême iranien a réagi à l’incident. Masoud Pezeshkian a accusé Donald Trump d’être le principal responsable des morts et des dégâts liés aux récentes manifestations.
Un contexte de protestations internes
L’Iran connaît depuis fin décembre une vague de manifestations contre la dégradation de la situation économique. La chute historique de la monnaie nationale, le rial, a alimenté la colère populaire. Les premières protestations ont éclaté à Téhéran avant de s’étendre à d’autres villes du pays. Le 8 janvier, le mouvement a pris une tournure plus violente. Ce jour-là, le fils d’un ancien monarque iranien, vivant aux États-Unis, a appelé publiquement la population à descendre dans la rue pour contester le pouvoir en place.
Les autorités iraniennes continuent de dénoncer une ingérence étrangère dans les troubles internes. Elles accusent Washington d’attiser les tensions et de chercher à déstabiliser le pays. Dans ce climat tendu, les déclarations de Masoud Pezeshkian visent à tracer une ligne rouge claire. Toute attaque directe contre le guide suprême serait considérée comme un acte hostile majeur contre l’État iranien.
































