Muhammad Yunus, qui a été désigné comme conseiller principal du gouvernement intérimaire à la suite de la fuite de la Première ministre Sheikh Hasina.

À l’approche des élections législatives prévues le 12 février, le Bangladesh enregistre une hausse des violences liées au contexte politique. Depuis l’annonce du calendrier électoral en décembre, des attaques ont causé la mort d’au moins 16 militants.

Des violences recensées depuis l’annonce du scrutin

Les autorités et les médias locaux signalent plusieurs homicides et agressions dans différentes régions du pays. Les victimes appartiennent à plusieurs formations politiques, dont le Bangladesh Nationalist Party (BNP) et la Jamaat-e-Islami.

Des assaillants ont tué plusieurs militants par arme à feu. À ce stade, les autorités n’attribuent officiellement aucun de ces décès à des motivations politiques. Les organisations locales constatent une multiplication des affrontements entre partisans rivaux à mesure que la campagne électorale s’intensifie. Elles recensent à présent plus de 60 incidents liés aux élections depuis décembre.

Le pays organisera le 12 février son premier scrutin national depuis la chute de l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina en août 2024. Le gouvernement intérimaire dirigé par Muhammad Yunus supervise le processus électoral.

Plusieurs partis et alliances présentent des candidats dans les 300 circonscriptions.
L’Awami League, ancien parti au pouvoir, ne participe pas au scrutin après l’interdiction de ses activités politiques.

Des tensions entre partis et au sein des formations

Les violences touchent aussi des circonscriptions marquées par des rivalités internes.
Des candidatures dissidentes, notamment au sein du BNP, alimentent les tensions locales.

Dans plusieurs zones urbaines, des militants de partis rivaux se sont affrontés.
Chaque camp accuse l’autre d’intimidation et d’entraves à la campagne.

Un dispositif de sécurité renforcé

Les autorités annoncent un renforcement des mesures de sécurité à l’échelle nationale.
Elles prévoient de mobiliser environ 900 000 membres des forces de sécurité, dont plus de 100 000 militaires.

La police concentre ses efforts sur les bureaux de vote jugés sensibles. Elle affirme traiter les violences comme des infractions pénales, sans considération politique.

Un contexte électoral marqué par un passé violent

Depuis son indépendance en 1971, le Bangladesh connaît des précédents électoraux violents. Plusieurs scrutins passés ont entraîné des morts et des troubles majeurs. Les autorités assurent maintenir la situation sous contrôle. Des observateurs estiment toutefois que la persistance des violences pourrait peser sur le climat du vote.

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