Le président français Emmanuel Macron et le président syrien Ahmed al-Charaa lors d'une conférence de presse commune après une réunion au palais de l’Élysée, à Paris, le 7 mai 2025.

La France et la Syrie ont repris leurs échanges diplomatiques autour de la situation régionale. Le président syrien Ahmad al-Sharaa et son homologue français Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone afin d’aborder les derniers développements sécuritaires et politiques. Les autorités de Damas cherchent à consolider leur contrôle et à relancer un processus politique présenté comme inclusif.

Le processus syrien au centre des discussions

Selon les autorités syriennes, Ahmad al-Sharaa a insisté sur la nécessité de soutenir le processus politique en cours. Il a souligné l’importance de renforcer la stabilité sur l’ensemble du territoire. Le président français a, de son côté, réaffirmé l’engagement de Paris à accompagner la Syrie dans une phase de transition. Il a mis en avant la nécessité de coordination internationale pour favoriser la stabilité, la justice et la reconstruction.

Les deux dirigeants ont également évoqué l’accord global conclu entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS). Emmanuel Macron a exprimé son soutien à cet accord, tout en insistant sur son application dans le respect de l’unité et de la souveraineté syriennes.

Annoncé officiellement vendredi, l’accord prévoit un cessez-le-feu immédiat et une mise en œuvre progressive. Il inclut l’intégration des structures militaires et administratives dans le cadre de l’État syrien.

Déploiements et reprise du contrôle étatique

Le texte prévoit également le retrait des forces des lignes de contact. Les autorités syriennes ont annoncé le déploiement de forces de sécurité relevant du ministère de l’Intérieur dans les centres urbains de Hassaké et de Qamichli, dans le nord-est du pays.

L’objectif affiché consiste à rétablir l’autorité de l’État, unifier le territoire et avancer vers une intégration institutionnelle complète. Un premier accord similaire avait été signé le 18 janvier. Depuis, Damas accuse les FDS d’avoir violé à plusieurs reprises les engagements pris. Les autorités syriennes indiquent que le nouvel accord fait suite à une opération militaire ayant permis à l’armée syrienne de reprendre le contrôle de vastes zones dans l’est et le nord-est du pays

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