Dans les coulisses de l’Institut Schiller à New York, nous apprenons par l’entremise de l’ambassadeur auprès des Nations Unies Bachar al-Jaafari que les puissants de ce monde sont loin d’appliquer les règles qu’ils ont eux-mêmes élaborées.

Le 10 septembre 2016, un discours pour le moins éloquent nous éclaire sur ce que nous savons déjà mais qu’il est difficile d’établir.
Le rapport final de la commission d’enquête des Nations Unies UNSCOM (2003-2008) concernant les tenants et aboutissants de la première et la seconde guerre d’Irak, ne fait nullement mention de l’absence d’armes de destruction massive en Irak à l’origine même du conflit.
Tout le monde se souvient du secrétaire d’Etat américain, Colin Powell qui prononçait en 2003 son discours à l’ONU sur les armes de destruction massive avec à la main, les «preuves» irréfutables contre l’Irak, entre autres une fiole contenant une poudre blanche présentée comme étant de l’anthrax. Dix ans plus tard, Powell accusera la CIA de l’avoir manipulé.

Quelques années plus tard, le Conseil de Sécurité est pressé de clore ce dossier brûlant qui prouve que deux guerres ont été lancées sans raison en Irak. Deux guerres ayant entraîné la mort de millions de musulmans et laissé un pays sans perspective d’avenir. Un chef d’Etat assassiné pour avoir détenu des armes de destruction massive fictives, un peuple laissé à l’abandon aux mains de terroristes qui se sont emparés du pouvoir.
Un empressement d’en finir avec cet embarrassant squelette dans le placard par une décision du Conseil de Sécurité prise à minuit et durant 15 petites minutes.
Quelques minutes auront donc suffi à enterrer une seconde fois des millions de morts et les questions embarrassantes sur les raisons d’une guerre présentée par les médias comme un conflit opposant le monde civilisé face à la barbarie.
Les archives de l’UNSCOM vont être scellées dans des caisses métalliques résistantes au feu, munies d’une serrure numérique dont la combinaison serait connue du seul Secrétaire Général des Nations Unies. Elles ne pourront être réouvertes que dans 60 ans, comme un secret honteux que l’on tente vainement de cacher.

Fini les possibilités de dédommager les victimes ou de reconnaître ses erreurs, une habitude qui devient récurrente et qui permet de perpétuer la tradition, tuer des innocents et les accuser de ses propres crimes.
Aujourd’hui l’Irak, la Libye, la Syrie, et beaucoup d’autres pays musulmans ne sont plus que des ruines abandonnées aux mains de prédateurs.

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