La haine à laquelle sont confrontés les musulmans du monde entier pourrait laisser supposer qu’à un moment les nerfs vont lâcher et las de toute cette violence à leur égard, certains pourraient «péter un câble», mais le musulman est un être patient. Comme nous l’a enseigné notre Prophète (sur lui la prière et le salut d’Allah), il faut savoir faire preuve de patience dans l’adversité et malgré les atteintes incessantes faites à sa personne, il a déclaré : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moussa ! Il a subi bien pire, mais il a su patienter. »[Al Bukhârî et Muslim ].
Un conseil dont s’est probablement inspiré cette jeune américano-iranienne qui comme beaucoup d’autres musulmans doit faire face à l’adversité plus rude encore que celle à laquelle nous nous sommes accoutumés.

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En prenant son bus dans la ville de Chicago comme elle le fait habituellement, elle a été frappée de plein fouet par la haine que son foulard a déclenché tel un détonateur. Un homme lui a craché sa frustration au visage, la frustration de l’intolérant qui voit le mal en chaque étranger qu’il croise sur son chemin.
La jeune fille a préféré répondre à la haine non par la colère car ce serait céder à la même ignorance qui fait du raciste ce qu’il est, mais par la raison, celle qui fait que chacun d’entre nous garde sa sérénité dans ce tourbillon infernal. Son message a fait le tour du web et a été partagé plus de 80.000 fois, une victoire remportée contre les islamophobes de ce monde.

Traduction:

« Aujourd’hui, dans un bus bondé de gens, sur l’avenue Michigan, alors que je revenais à la maison d’un travail extraordinaire dans une ville d’un pays diversifié dans lequel je suis née, un homme m’a crié dessus. Il m’a traitée de « saloperie de bougnoule » . M’a dit que j’étais le problème. Que je devais foutre le camp de ce pays.

Je portais peut-être mon foulard plus haut sur mon visage car il faisait froid. J’avais peut-être l’air suspect alors que j’écoutais Spotify. Je suis moitié-Iranienne alors c’est peut-être le teint de ma peau ou mes yeux.
Au bout de 5 minutes, personne ne faisait rien et il continuait à crier. Je lui disais de se calmer, que j’appellerais la police, et alors que j’enlevais mes gants pour composer le numéro, il m’a craché dessus.

L’homme m’a craché dessus! Un homme en costume-cravate. Un homme comme j’en vois beaucoup dans la rue. Il m’a craché dessus et m’a regardé avec ses yeux remplis de haine en me disant de dégager du bus, ajoutant que ce n’était pas mon pays. Que ce n’était pas ma place.
C’est alors que je lui ai crié dessus du fond de mes poumons, je lui ai crié de reculer. Puis les gens se sont réveillés.

Cela a attiré l’attention du chauffeur et il a finalement expulsé l’homme.
Je suis maintenant à la maison, dans mon bel appartement, dans un beau coin de Chicago avec mon fiancé et mon chat. Je suis assise dans une chambre et je regarde les lumières des autres appartements. Je me demande combien de gens se sont faits crier dessus aujourd’hui, combien de gens se sont faits dire que ce n’était pas leur pays. Qu’ils étaient inutiles et que leur vie n’importait pas. Combien?

Mon père se trouvait dans le World Trade Center lors du 11 septembre, il a survécu. Durant des jours, des semaines, des années après ce jour horrible, on m’a dit que c’était la famille de ma mère qui en était la cause, que nous étions le Diable et que nous irions en enfer. On m’a dit que les Iraniens, les gens du Moyen-Orient, les Musulmans étaient des moins que rien, qu’ils valaient moins que les autres êtres humains.

Je suis une métisse comme on en voit de plus en plus dans ce pays.
Je suis née à Boston, Massachusetts. L’une des villes les plus patriotiques des États Unis.
Mon ancêtre, Hugh Drury est enterré dans le plus vieux cimetière de Boston. Il a aidé à construire les buildings qui sont aujourd’hui devenus les États-Unis d’Amérique.

Et oui, je suis également Iranienne. La famille de ma mère a quitté l’Iran pour s’établir aux États-Unis afin de trouver de meilleures opportunités. Ils sont devenus docteurs, entrepreneurs, athlètes, écrivains et chanteurs.
J’ai de la famille Musulmane.
J’ai de la famille Catholique.
J’ai de la famille qui adore rire et parler, danser, boire et rigoler ensemble.
Je suis une Américaine et ceci est mon pays. J’appartiens à ce pays. Mes racines ont été plantées ici.
Je suis ici et j’y appartiens, je ne descendrais pas du bus.
»

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