Redoine Faïd « le roi de l’évasion » condamné à 28 ans de prison en appel

Le braqueur multirécidiviste, Redoine Faïd, a été condamné, ce vendredi, en appel, à 28 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Pas-de-Calais pour l’attaque d’un fourgon blindé en 2011. Dix ans de plus qu’en première instance.

Le ministère public avait requis jeudi 25 ans de réclusion à l’encontre de Faïd, âgé de 47 ans, jugé notamment pour vol en bande organisée avec menace d’une arme, destruction de biens d’autrui, violences en réunion et association de malfaiteurs. Absent depuis le début de son procès, Redoine Faïd, qui avait entamé une grève de la faim le 20 février pour protester contre ses conditions de détention, a de nouveau refusé vendredi d’être extrait de sa cellule pour se présenter au tribunal, rapporte RTL.

Un accusé absent de son procès

Absent depuis le début de son procès, Redoine Faïd, qui avait entamé une grève de la faim le 20 février pour protester contre ses conditions de détention, a de nouveau refusé vendredi d’être extrait de sa cellule pour se présenter au tribunal.

Le 19 octobre 2017, la cour d’assises du Nord l’avait condamné à 18 ans de réclusion criminelle, le reconnaissant coupable, avec quatre autres complices, d’avoir attaqué à l’explosif un fourgon blindé de la société Loomis sur une route nationale du Pas-de-Calais le 17 mars 2011, dérobant plus de deux millions d’euros.

Arrêté dans un snack près de Lille

Quelques mois plus tard, Redoine Faïd ainsi que Saïd Agouni, tenu pour le logisticien, et un autre complice étaient arrêtés dans un snack près de Lille en juin 2011.

Saïd Agouni a été condamné vendredi à quinze ans de réclusion criminelle, la même peine qu’en première instance, alors que l’avocat général Jean-Francis Créon avait requis jeudi dix-huit ans de réclusion criminelle à son encontre.

Fahri Berisa, le troisième accusé de ce procès, contre lequel deux ans d’emprisonnement avaient été requis, a quant à lui été acquitté.

Durant toute la tenue du procès, Redoine Faïd, qui avait entamé une grève de la faim le 20 février, ne s’est jamais présenté à la barre, précise France 24.

« C’est un miracle s’il n’y a pas eu de mort »

« Agouni est là seul dans le box alors que Redoine Faïd est un lâche… Les victimes, elles, sont venues et se serrent les coudes depuis le premier jour d’audience », a lancé Me Carine Delaby Faure, avocate d’un gendarme qui a essuyé des tirs pendant le braquage.

« Le braquage est l’œuvre de professionnels et c’est un miracle s’il n’y a pas eu de mort », a-t-elle ajouté.

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