
Une attention médiatique qui s’efface
De nombreux éditorialistes et journalistes constatent que la couverture de Gaza a été reléguée à l’arrière-plan par les grands médias, même ceux auparavant focalisés sur l’enclave depuis le début du conflit. Cette diminution de visibilité médiatique donne l’impression que la crise serait terminée, alors que rien n’est plus éloigné de la réalité.
Une crise humanitaire qui ne s’arrête pas
Selon les données officielles, des centaines de Palestiniens continuent d’être tués et blessés chaque mois, même après la mise en place d’un cessez-le-feu dit « temporisé ». Ces pertes ne sont pas des faits isolés mais la continuation de politiques ayant causé des dizaines de milliers de pertes depuis octobre 2023.
La destruction des infrastructures civiles, y compris des maisons, des écoles et des hôpitaux, et l’effondrement du système de santé rendent la vie quotidienne presque impossible pour les 2 millions de personnes encore confinées dans la bande de Gaza.
Des populations déplacées et vulnérables
Plus d’un million de personnes restent déplacées, vivant dans des tentes ou des abris improvisés qui s’effondrent sous les tempêtes ou la saison froide. Beaucoup ont perdu tous leurs biens, leurs repères sociaux et leur sécurité.
La pauvreté, la faim et l’absence d’eau potable sont des réalités quotidiennes pour des familles entières, tandis que l’accès à l’éducation et aux services essentiels est gravement entravé par la destruction des infrastructures.
Les corps sous les décombres et les séquelles psychologiques
Des milliers de victimes restent ensevelies sous les décombres, impossibles à atteindre à cause de l’absence d’engins lourds, de routes praticables ou de services de secours opérationnels. Les structures médico-sociales sont débordées, avec des conséquences sur la santé physique et mentale des survivants.
Une « paix » qui n’en est pas une
Même si des accords de cessez-le-feu ont été annoncés, la violence n’a jamais réellement cessé, et les restrictions continues limitent l’entrée de l’aide humanitaire, des matériaux de reconstruction et des services essentiels. Les observateurs avertissent que ce statu quo présente de nombreux symptômes d’une crise humanitaire prolongée.




























