
Grèce : une manifestation contre un navire israélien interdite
Les autorités grecques ont interdit une manifestation prévue sur l’île de Syros contre l’arrivée d’un paquebot appartenant à une compagnie israélienne. La décision concerne le navire Crown Iris, attendu mardi 3 novembre dans le port d’Ermoupoli.
Les organisateurs souhaitaient dénoncer la présence du bateau et exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien. Toutefois, les garde-côtes ont estimé que le rassemblement, prévu sur le front de mer, présentait des risques pour la sécurité publique.
Les autorités invoquent des risques pour la sécurité
Dans leur décision, les garde-côtes grecs évoquent la possibilité de tensions entre les manifestants et les touristes présents à proximité du navire.
Ils craignent notamment des affrontements, des dégradations et des perturbations de l’activité économique locale. Selon les autorités, la concentration d’un grand nombre de personnes pourrait également compliquer le fonctionnement du port.
La décision ne signifie toutefois pas que toute manifestation est interdite sur l’île. Les organisateurs peuvent encore se rassembler dans d’autres lieux, à distance du front de mer.
Les militants dénoncent la présence du navire israélien
L’initiative de cette mobilisation revient au collectif Syros Anti-War Initiative. Celui-ci avait appelé à un rassemblement sur le front de mer d’Ermoupoli, peu avant l’arrivée du paquebot.
Le collectif souhaitait exprimer son soutien aux Palestiniens ainsi qu’aux populations de la région. Il a également affirmé que les responsables de la guerre à Gaza et leurs soutiens n’étaient pas les bienvenus sur l’île.
Le Crown Iris appartient à la compagnie israélienne Mano Maritime. Le navire peut accueillir jusqu’à 2 000 passagers et environ 650 membres d’équipage. Il devait effectuer une escale d’une journée à Syros, de 9 heures à 17 heures.
Des tensions déjà observées lors de précédentes escales
Cette interdiction intervient dans un contexte de contestation récurrente autour des escales du Crown Iris dans les ports grecs.
En août 2026, l’arrivée du navire au Pirée avait déjà provoqué une mobilisation de militants et d’organisations pro-palestiniennes. Les manifestants réclamaient notamment la fin de la coopération entre la Grèce et Israël.
Ces mobilisations illustrent les tensions suscitées par la guerre à Gaza et par les relations entre Athènes et Tel-Aviv.
À Syros, les organisateurs devront donc choisir un autre lieu pour maintenir leur rassemblement. La décision des autorités limite leur accès au front de mer, mais ne ferme pas la possibilité d’une mobilisation ailleurs sur l’île.























