Le chef du parti Likoud et Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'adresse à ses partisans au siège de campagne du Likoud à la suite de la publication des sondages de sortie des urnes et des premiers résultats des élections législatives à Jérusalem, le 28 octobre 2026.

Israël : Netanyahu veut rester à la tête du gouvernement

Benjamin Netanyahu se dit prêt à former un gouvernement élargi en Israël. Mais le Premier ministre pose une condition claire : il entend conserver son poste. Cette déclaration intervient après les élections législatives du 27 octobre, qui n’ont donné de majorité absolue à aucun des deux principaux blocs politiques.

Dans un message publié lundi sur le réseau social X, le chef du Likoud a affirmé que son parti souhaitait former un gouvernement avec ses partenaires actuels, mais aussi avec toute autre formation qui accepterait de le rejoindre et qui, selon ses critères, ne soutiendrait pas le terrorisme.

« Je suis ouvert à un dialogue sur cette question », a-t-il déclaré.

Netanyahu refuse un gouvernement dépendant des partis arabes

Le Premier ministre a également rejeté l’idée d’un gouvernement qui dépendrait du soutien de Ra’am et de la Liste commune, deux formations représentant des citoyens arabes d’Israël.

Selon Netanyahu, une partie importante de l’électorat juif ne souhaite pas voir ces partis jouer un rôle déterminant dans la prochaine coalition.

Il estime par ailleurs que le Likoud est arrivé en tête des élections et qu’il dispose donc d’une légitimité pour diriger le prochain gouvernement. Il affirme que les électeurs ont choisi son parti comme première force politique et l’ont désigné pour rester à la tête du pays.

Toutefois, les résultats ne lui garantissent pas une majorité parlementaire. Le bloc de Netanyahu a obtenu 53 sièges sur les 120 que compte la Knesset. Il lui en manque donc huit pour atteindre la majorité absolue.

L’opposition soutient Gadi Eisenkot

De son côté, l’opposition cherche à empêcher Netanyahu de conserver le pouvoir.

Plusieurs formations ont annoncé leur intention de recommander Gadi Eisenkot au président Isaac Herzog pour former le prochain gouvernement. Parmi elles figurent le parti Ensemble de Naftali Bennett, les Démocrates de Yair Golan et Yisrael Beytenu, dirigé par Avigdor Lieberman.

Ces partis représentent ensemble 48 députés. Les deux listes parlementaires arabes devraient également soutenir la candidature d’Eisenkot. Si elles le font, son soutien pourrait atteindre 67 députés.

Ce chiffre pourrait lui donner un avantage lors des consultations présidentielles. Cependant, une recommandation ne garantit pas automatiquement la formation d’une coalition.

Les divergences restent importantes. Avigdor Lieberman a notamment exclu de rejoindre un gouvernement qui intégrerait les partis arabes ou dépendrait de leur soutien parlementaire.

Isaac Herzog face à un choix décisif

Le président israélien Isaac Herzog doit entamer mercredi des consultations avec les différentes formations représentées à la Knesset. Ces échanges doivent lui permettre de déterminer quel responsable politique sera chargé de tenter de former le prochain gouvernement.

Le résultat des discussions sera donc déterminant pour la suite de la crise politique.

Malgré les déclarations de Netanyahu, aucune coalition n’est encore assurée. Le Premier ministre souhaite rester en fonction, tandis que ses adversaires tentent de réunir suffisamment de soutiens autour de Gadi Eisenkot.

La possibilité d’un gouvernement élargi reste ainsi ouverte, mais les rivalités entre les deux camps rendent les négociations particulièrement difficiles.

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