Plusieurs pèlerins du hajj se préparent à partir pour la ville sainte de La Mecque sur la place al-Katiba à Gaza, le 12 juin 2023.

Une association de pèlerins de Hajj et d’Omra basée dans la bande de Gaza accuse le ministère palestinien des Dotations religieuses d’avoir imposé des restrictions injustes aux habitants de Gaza désireux d’effectuer le pèlerinage à la Mecque cette année.

Selon les responsables de l’association, la direction religieuse palestinienne a annulé les arrangements de voyage pour les pèlerins partant de la bande de Gaza. Elle aurait également donné priorité aux Palestiniens résidant à l’étranger, notamment en Égypte ou dans d’autres pays.

Un nombre limité de pèlerins autorisés

L’association affirme que la fenêtre d’inscription pour les pèlerins de Gaza a été très courte et que le portail s’est fermé avant que tous les quotas locaux ne soient attribués. Cela aurait conduit à exclure de nombreux candidats, même ceux qui s’étaient déjà inscrits l’année précédente, avaient payé les frais requis, ou avaient réussi à entrer dans la loterie de sélection.

La bande de Gaza dispose d’un quota d’environ 2 500 pèlerins pour le Hajj, auxquels s’ajoutent 25 membres du personnel administratif. Pourtant, selon l’association, une majorité de ces places seraient allouées à des Palestiniens originaires de Gaza mais vivant à l’étranger.

Accusations contre le ministère des Dotations

Un membre de l’association a déclaré que le ministère des Dotations religieuses porte une responsabilité directe dans ces décisions. Il a qualifié la stratégie d’ouverture limitée du portail d’inscription “illogique” et défavorable aux Gazaouis, en particulier ceux encore bloqués dans l’enclave palestinienne.

Selon lui, l’exclusion des habitants de Gaza serait justifiée par “des complications de voyage”, une explication qui, selon l’association, ne tient pas compte du droit des pèlerins à accomplir ce devoir religieux essentiel de l’islam.

Un contexte de contraintes de mouvement

Les restrictions actuelles surviennent dans un contexte plus large où les Palestiniens de Gaza font face à des contraintes sévères de liberté de mouvement, en raison de contrôles stricts aux frontières et du blocus qui limite la circulation vers l’extérieur de l’enclave.

Depuis des années, le passage de Rafah principal point de sortie vers l’Égypte et par extension vers l’Arabie saoudite, reste souvent fermé ou soumis à de fortes restrictions, rendant difficile l’accès aux lieux saints pour de nombreux musulmans de Gaza.

Réactions et enjeux religieux

Pour la population musulmane de Gaza, accomplir le Hajj, l’un des cinq piliers de l’islam, est un objectif spirituel majeur. Être empêché de s’y rendre peut être perçu comme une atteinte à leur liberté religieuse.

L’association appelle donc à une révision des décisions d’inscription, estimant qu’un droit religieux fondamental ne devrait pas être restreint sans justification transparente.

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