
Jack Lang, ancien ministre français de la Culture et président de l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris, a annoncé sa démission samedi, sous la pression croissante liée à des révélations de correspondance et de liens financiers passés avec le financier condamné Jeffrey Epstein.
Jack Lang occupait la présidence de l’IMA depuis 2013 et avait été une figure culturelle importante en France, notamment sous la présidence de François Mitterrand dans les années 1980 et 1990.
Une enquête judiciaire ouverte
La Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire visant Jack Lang et sa fille, Caroline Lang, pour des soupçons de fraude fiscale aggravée et de blanchiment de capitaux après la divulgation de millions de documents issus du Ministère de la Justice des États-Unis relatifs à Jeffrey Epstein.
Les documents montrent que le nom de Lang apparaît à plusieurs reprises dans des échanges avec Jeffrey Epstein entre 2012 et 2019, ce qui a intensifié les appels à sa démission.
Démission et réactions officielles
Jack Lang a présenté sa démission dans une lettre adressée au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui a confirmé avoir « pris acte » de cette décision et lancé la procédure pour nommer un successeur à la tête de l’IMA.
L’ancien ministre a nié tout acte répréhensible et a affirmé qu’il n’était pas au courant des crimes de Jeffrey Epstein lorsqu’ils se sont connus. Il a également déclaré qu’il souhaitait protéger l’institution culturelle en démissionnant.
Implications pour l’Institut du Monde Arabe
L’Institut du Monde Arabe, fondé en 1987 et supervisé par le Ministère des Affaires étrangères français, promeut la culture et les échanges entre la France et le monde arabe. La démission de Jack Lang intervient dans un contexte de forte attention médiatique sur la gestion de l’institution et son leadership.
Enjeux politiques et médiatiques
Cette affaire s’inscrit dans un plus large contexte de révélations autour des Epstein Files, dont les documents rendus publics fin janvier ont mis en lumière des liens entre Jeffrey Epstein et plusieurs personnalités politiques de premier plan. Bien que Jack Lang n’ait pas été formellement inculpé, sa démission marque un tournant médiatique et institutionnel en France.



























