Rencontre entre le président français Emmanuel Macron et l'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani , à ​​Doha, au Qatar, le 3 décembre 2023.

Face à la montée des tensions au Moyen-Orient, le Qatar et la France ont échangé sur les risques d’escalade régionale. Selon les médias, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, et le président français Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone afin d’aborder plusieurs dossiers sécuritaires sensibles.

Les discussions interviennent alors que les équilibres régionaux restent fragiles. Les récents mouvements militaires américains au Moyen-Orient et les avertissements émis par l’Iran alimentent les inquiétudes diplomatiques.

Inquiétudes liées à l’Iran et aux déploiements américains

Au cours de l’entretien, les deux dirigeants ont évoqué les conséquences du renforcement militaire des États-Unis dans le Golfe. Ils ont également abordé les déclarations iraniennes avertissant qu’une attaque pourrait entraîner une confrontation élargie dans la région.

Selon les autorités qatariennes, la conversation a porté sur les moyens de limiter toute escalade et de préserver la stabilité régionale. Les dirigeants ont évalué l’impact potentiel de ces tensions sur la sécurité collective.

Téhéran accuse Washington de multiplier les pressions, notamment à travers les sanctions et des tentatives de déstabilisation interne. Les responsables iraniens affirment qu’ils répondraient fermement à toute attaque, quelle que soit son ampleur.

Gaza et le Liban au cœur des échanges

L’émir du Qatar et le président français ont également abordé la situation à Gaza. Ils ont évoqué les efforts visant à protéger les civils dans le cadre du cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025.

Les discussions ont aussi porté sur le Liban. Les deux dirigeants ont souligné l’importance de préserver la souveraineté du pays et de soutenir la stabilité dans un contexte de violations répétées du cessez-le-feu conclu fin 2024. Les autorités libanaises appellent régulièrement au respect de l’accord, tandis que le Hezbollah affirme rester engagé dans la trêve et demande un retrait israélien des zones occupées.

Selon le communiqué officiel du palais de l’émir, l’échange a confirmé la volonté commune de renforcer la coordination diplomatique. Doha et Paris entendent poursuivre leurs efforts afin d’éviter une détérioration supplémentaire de la situation régionale. Aucun détail supplémentaire n’a été communiqué sur d’éventuelles initiatives concrètes à l’issue de cet entretien

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