
Libye : protestation après les propos de Trump
La Libye a convoqué un diplomate américain après des déclarations de Donald Trump visant plusieurs pays. Le président des États-Unis a cité la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie lors d’un rassemblement politique en Géorgie.
Ses propos ont provoqué une réaction officielle à Tripoli. Les autorités libyennes les jugent offensants et estiment qu’ils portent atteinte à la dignité de leur population.
Tripoli convoque un diplomate américain
Le 25 octobre 2026, le gouvernement libyen d’unité nationale a convoqué le chargé d’affaires américain. Cette démarche visait à protester contre les déclarations du président américain.
Le ministère libyen des Affaires étrangères a rejeté les propos visant le pays et ses habitants. Il a également dénoncé toute tentative d’utiliser la Libye dans les débats politiques américains.
Pour les autorités libyennes, la dignité de la population ne doit pas servir d’argument dans une campagne politique.
Donald Trump vise quatre pays
La polémique a éclaté lors d’un rassemblement organisé le 24 octobre à Perry, en Géorgie. Donald Trump critiquait alors le sénateur démocrate Jon Ossoff et sa position sur un texte lié à l’immigration.
Le président américain a associé la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie à des pays confrontés au terrorisme. Il a ensuite employé une expression anglaise particulièrement insultante pour les désigner.
Ces déclarations ont rapidement suscité des réactions en Libye. Les responsables politiques ont dénoncé des propos qu’ils considèrent comme une atteinte au respect dû aux peuples et aux États souverains.
Des responsables libyens de différents camps réagissent
La condamnation ne s’est pas limitée au gouvernement basé à Tripoli. Des responsables politiques de l’est et de l’ouest de la Libye ont également rejeté les déclarations américaines.
Le Premier ministre Abdulhamid Dbeibah a notamment défendu la dignité des Libyens. Il a rappelé les sacrifices consentis par la population dans la lutte contre le terrorisme.
Cette réaction commune intervient alors que le pays reste divisé entre plusieurs autorités politiques. Malgré ces divergences, les propos de Donald Trump ont suscité une opposition au sein des deux camps.
Trump évoque aussi les relations avec la Libye
Après la polémique, Donald Trump a publié un message sur son réseau social Truth Social. Il y a décrit les Libyens comme un peuple fier, résilient et hospitalier, qui mérite la paix et la prospérité.
Le président américain a également évoqué les efforts de Libyens dans la lutte contre le groupe État islamique (EI).
Il a toutefois maintenu ses critiques sur l’immigration irrégulière. Selon lui, la Libye ne doit pas rester une voie de passage pour les migrants qui cherchent à rejoindre d’autres pays.
Ces déclarations n’ont pas empêché les autorités libyennes de maintenir leur protestation diplomatique.
Une nouvelle polémique autour du discours de Trump
Les propos récents rappellent une controverse survenue en 2018. À l’époque, Donald Trump avait déjà été accusé d’avoir utilisé une expression insultante pour parler de certains pays, notamment Haïti et des nations africaines.
Ces déclarations avaient suscité des condamnations à l’échelle internationale. La nouvelle polémique relance donc le débat sur le langage employé par le président américain lorsqu’il aborde l’immigration.
Cette fois, la réaction a pris une dimension diplomatique concrète avec la convocation du représentant américain en Libye.
Une crise diplomatique sur fond de débat migratoire
L’incident illustre les tensions que peuvent provoquer les déclarations politiques lorsqu’elles visent directement des pays étrangers.
Les autorités libyennes demandent que leur population soit traitée avec respect. De son côté, Donald Trump continue de défendre une ligne restrictive sur l’immigration vers les États-Unis.
La suite des échanges entre Washington et Tripoli permettra de mesurer les conséquences diplomatiques de cette controverse. Pour l’heure, la Libye a officiellement exprimé son désaccord et plusieurs responsables du pays ont condamné les propos du président américain.

























