Une personne consulte les mouvements des navires dans le détroit d’Ormuz sur une plateforme de suivi maritime affichée sur grand écran, à Nicosie, le 4 mai 2026. [AFP]

L’ONU craint une grave crise alimentaire si les tensions persistent dans le détroit d’Ormuz. Jorge Moreira da Silva, responsable d’un groupe de travail des Nations unies, estime que des millions de personnes pourraient rapidement manquer de nourriture.

Selon lui, plus de 45 millions de personnes risquent de basculer dans la famine si les exportations d’engrais restent perturbées. Il appelle donc les pays concernés à agir rapidement pour éviter une aggravation de la situation.

Depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste fortement perturbé. Or, cette route maritime permet habituellement le transport d’une grande partie des engrais utilisés dans le monde. Plusieurs pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud dépendent directement de ces livraisons.

Face à cette situation, le secrétaire général de l’ONU António Guterres a créé un groupe de travail chargé de sécuriser le passage de produits comme l’ammoniac, l’urée et le soufre.

Jorge Moreira da Silva affirme avoir échangé avec plus de 100 pays pour tenter de débloquer la situation, mais les discussions restent difficiles avec les principaux acteurs du conflit.

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